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Compositeurs - Musiciens - Chefs d’orchestre

HALEVY Jacques (1799-1862)

3eme division (5eme ligne, 25)
mardi 2 décembre 2008.
 

Compositeur de musique

Jacques Fromental Elias, Lévy dit Halévy est un compositeur français, né à Paris le 27 mai 1799.

Son père, du nom de Lévy, originaire de Fürth (ville située en Bavière), était maître d’école et poète, alors que sa mère, Julie Meyer, venait de Malzéville, près de Nancy. En 1807, la famille change de nom pour s’appeler Halévy.

Dès l’âge de 7 ans, il entre au Conservatoire de Paris où il devient l’élève de Félix Cazot, Lambert, Henri Berton, Étienne Nicolas Méhul et Luigi Cherubini, qui restera un ami intime sa vie durant.

En 1817, il obtient le premier second prix de Rome, puis le premier grand prix en 1819.

En 1827, il est nommé professeur d’harmonie au Conservatoire et, un peu plus tard, il y enseigne le contrepoint et la composition. Il compose une quarantaine d’opéras. Seul La Juive, grand opéra français sur un livret de Scribe, se joue encore actuellement.

Il épouse une femme artiste et cultivée, fille de banquier, Léonie Rodrigues-Henriques, et a deux filles, l’aînée morte en 1864 alors qu’elle est fiancée à son cousin Ludovic Halévy, et Geneviève (1849-1926), future Madame Georges Bizet, puis Madame Émile Straus.

Il a été un mélodiste très abondant, parfois inspiré, très intelligent, sincère jusqu’à la naïveté. Par contre, il s’est montré peu doué pour la musique de ballet. Il avait également un réel talent d’écrivain : Lettres sur la musique, parues sous le pseudonyme de Gervasius.

Parmi les 36 ouvrages qu’il a écrits pour le théâtre, les plus applaudis sont Guido et Ginevra ou la Peste de Florence sur un livret de Scribe (5 mars 1838), La Reine de Chypre sur un livret de Saint-Georges (22 décembre 1841) et Charles VI sur un livret de Casimir et Germain Delavigne (15 mars 1843).

On peut citer, parmi ses opéras-comiques, L’Eclair (1835), Les Mousquetaires de la Reine (1846), Le Val d’Andorre (1848) et La Tempesta (1850).

Son œuvre comprend également quelques cantates, diverses pièces de musique vocale, un De Profundis pour la cérémonie funèbre du duc de Berry.

En 1833, il succède à François-Joseph Fétis comme professeur de contrepoint au Conservatoire avant d’être élu en 1836 à l’Académie des Beaux-Arts en remplacement d’Antoine Reicha.

Il en devient le secrétaire perpétuel en 1837. Après sa mort, il est demandé au Corps législatif une pension de 5 000 francs, accordée à sa veuve comme récompense nationale.

Comme professeur, il compte des élèves qui deviendront célèbres, dont Charles Gounod, Victor Massé, François Bazin et Georges Bizet, qui épouse sa fille Geneviève en 1869.

Faisant preuve d’un certain enthousiasme, il disait : « La musique offre ce merveilleux et sublime accouplement de l’art qui crée, qui émeut, et de la science qui régit. Mais l’art seul domine en maître ; la science gouverne et ne règne pas. »

Son neveu Ludovic Halévy a écrit les livrets de nombreux opéras, au premier rang desquels Carmen de Bizet.

Jacques Halévy s’est éteint de la tuberculose à Nice le 17 mars 1862.