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Ecrivains - Poétes - Littérateurs

PONSON DU TERRAIL (1829-1871)

18eme division (1ere ligne)
mardi 2 décembre 2008.
 

L’auteur de Rocambole

Pierre Alexis, vicomte Ponson du Terrail voit le jour le 8 juillet 1829 à Montmaur (Hautes-Alpes). C’est un écrivain populaire au XIXe siècle et l’un des maîtres du roman-feuilleton. Il est célèbre pour son personnage Rocambole.

Ponson du Terrail commence à écrire vers 1850. Ses premiers écrits sont de style gothique. Par exemple, La Baronne trépassée (1852) est une histoire de vengeance située autour de 1700 dans la Forêt-Noire.

Pendant plus de vingt ans, il fournira en feuilletons toute la presse parisienne (L’Opinion nationale, La Patrie, Le Moniteur, Le Petit Journal, etc.) Son œuvre contient de nombreux calembours, par exemple : « En voyant le lit vide, son visage le devint aussi. » Écrivant très vite et sans se relire, il parsème ses romans de phrases fantaisistes telles que « Ses mains étaient aussi froides que celles d’un serpent » ou «  D’une main, il leva son poignard, et de l’autre il lui dit... »

C’est en 1857 qu’il entame la rédaction du premier roman du cycle Rocambole (cycle parfois connu sous le titre Les Drames de Paris) : L’Héritage mystérieux, qui paraît dans le journal La Patrie.

Il vise principalement à mettre à profit le succès des Mystères de Paris d’Eugène Sue. Rocambole devient un grand succès populaire, procurant à Ponson du Terrail une source de revenus importante et durable. Au total il rédigera neuf romans mettant en vedette Rocambole.

Parmi ses autres romans, citons Les Coulisses du monde (1853) et Le Forgeron de la Cour-Dieu (1869). En dépit de sa vaste production romanesque - on l’estime à 73 titres -, son style diffus a cantonné sa renommée à la « para-littérature ».

En août 1870, alors que le romancier vient d’entamer la rédaction d’un autre épisode de la saga de Rocambole, Napoléon III capitule devant les Allemands.

Fidèle à l’image du chevalier Bayard - à qui Ponson a emprunté son nom de seigneur « du Terrail » -, il quitte Paris pour Orléans, où il forme une milice en vue de faire la guerilla.

Mais il est vite obligé de s’enfuir à Bordeaux, les Allemands ayant incendié son château.

Il meurt à Bordeaux le 10 janvier 1871, laissant inachevée la saga de Rocambole. Il est enterré au cimetière de Montmartre à Paris.

Crédit photo : Annie_photos (APPL 2008)