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Seconde Guerre mondiale - Résistance - France Libre

DECOUR Jacques (1910-1942)

25eme division
vendredi 28 novembre 2008.
 

Professeur, écrivain et résistant

Jacques Decour voit le jour le 21 février 1910 à Paris, de son vrai nom Daniel Decourdemanche. C’était un écrivain et résistant français fusillé par les nazis.

Jacques Decour suit ses études aux lycées Carnot et Pasteur à Paris. Il commence des études de droit, mais, après quelques années, change d’orientation et étudie la littérature allemande et obtient une licence dans ce domaine.

En 1932, il est nommé professeur de français en Prusse au lycée de Magdebourg. Là, il écrit son premier livre, Philisterburg, qui décrit les risques devant la montée du nationalisme et « le mythe inadmissible de la race ». Ce livre fait scandale en France où l’opinion publique refuse de prendre en compte les signes menaçants provenant d’Allemagne.

Il est ensuite nommé au lycée de Reims et adhère au mouvement des jeunesses communistes. Il part ensuite à Tours où il entre au Parti communiste.

En 1937, il devient professeur d’allemand à Paris au lycée Rollin (lycée qui, à la Libération, deviendra le lycée Jacques-Decour en son hommage).

À la démobilisation, il rentre dans la Résistance en créant deux revues L’université libre en 1940 et La Pensée libre en 1941 qui sera la plus importante publication de la France occupée.

On lui doit les ouvrages suivants : Philisterburg (NRF, 1932), Le Sage et le Caporal (Gallimard Collection blanche, 1930), La révolte (NRF, 1934), Les Pères (NRF, 1936), Comme je vous en donne l’exemple... (Éditions Sociales, 1945, Textes de Jacques Decour présentés par Aragon)

En 1941, Decour devient le responsable du Comité national des écrivains qui projette la publication d’une nouvelle revue, les Lettres françaises qui ne verra jamais le jour puisque le 17 février 1942, Decour est arrêté par la police française.

Remis aux Allemands, il fut fusillé le 30 mai 1942, au mont Valérien, une semaine après Georges Politzer et Solomon. C’est en prison dans l’attente de son exécution qu’il écrira une lettre à sa famille particulièrement touchante.

C’est le message d’adieu d’un condamné à ceux qu’il aime. Tout en sachant sa mort prochaine et inéluctable, il y exprime sa confiance dans la jeunesse, persuadé que son sacrifice ne sera pas vain.

Sa sépulture au cimetière Montmartre aurait besoin d’une restauration...

Crédit photos : Annie_photos (APPL 2008)