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Empire - Restauration - Monarchie de juillet - Second Empire

BERTHOIS Auguste, baron de (1787-1870)

6eme division (3eme ligne, X, 29)
mercredi 19 novembre 2008.
 

Aide de camp du Roi Louis-Philippe

fils d’un colonel du génie, victime des fureurs aveugles de la populace de Lille qui le pendit à un réverbère, en 1792, sous prétexte de trahison, il naquit à Calais, en 1787.

Il fut reçu, en 1804, à l’Ecole polytechnique, le 13e sur 134. Lieutenant du génie, le er août 1809, il rejoignit le grand quartier général de l’Empereur à Vienne, et fut immédjatement chargé de reconnaître la vallée de la Drave et quelques positions sur la frontière d’Autriche, vers l’Italie et la Turquie.

En 1810, il rejoignit en Espagne là brigade de siège, destinée à agir en Aragon, fit avec le 3e corps, les sièges de Mequinenza, de Sagonte et de Valence, sous le maréchal Suchet, et fut mis à l’ordre de l’armée pour sa belle conduite ; il le fut encore, en 1812, après la bataille de Gastalla et la reconnaissance d’Alicante.

En 1813, il rejoignit le 6e corps en Allemagne, et plus tard le grand quartier général, et ne quitta plus l’Empereur jusqu’à son abdication. Dans ce court espace de temps, il concourut aux travaux de défense de Dresde et de Mayence et assista à dix-neuf batailles ou combats.

Nommé capitaine en Espagne, le 31 juillet 1811, et chef de bataillon, après la bataille de Leipzig, il était proposé pour la croix d’Officier depuis la bataille de Dresde. Chevalier de Saint-Louis, le 5 septembre 1814, il suivit le duc de Berri jusqu’à la frontière, fut employé aux travaux de défense de Paris sous le général Haxo, en mai 1815 ; mis en disponibilité par les Bourbons, envoyé dans les places fortes du Nord, il y resta onze ans et fut nommé lieutenant-colonel, en 1828, etcolonel en mars 1831. Il fut alors employé de nouveau aux travaux de défense de Paris, assista au siège d’Anvers, où il reçut la croix de Commandeur ; fut promu au grade de maréchal-de-camp, en octobre 1838, et nommé membre du comité des fortifications, et inspecteur général du génie.

Il a siégé plusieurs fois à la Chambre législative. Le général baron de Berthois s’est éteint à Paris en 1870, il repose dans la 6eme division.

Sources : Biographies des gloires militaires de la France, Charles Mulliè, Paris, 1852.