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Seconde Guerre mondiale - Résistance - France Libre

FABIEN colonel, Pierre George dit (1919-1944)

97eme division (1ere ligne)
vendredi 14 novembre 2008.
 

Militant communiste et combattant de la Résistance

Pierre Georges dit Colonel Fabien dit Frédo voit le jour le 21 janvier 1919 à Paris. - 27 décembre 1944 à Habsheim), est un militant communiste et résistant français.

Son père était boulanger, sa mère est morte en 1928. Il commence à travailler très jeune et devient apprenti boulanger, puis poseur de rivets sur les chantiers de chemin de fer et enfin ajusteur.

Il adhère au Parti à l’âge de quatorze ans et s’engage dans les brigades internationales à dix-sept ans, en 1936. Envoyé à l’école d’officiers de la base d’Albacete, il en sort en janvier 1938 avec un grade équivalent à sous-lieutenant.

Blessé à trois reprises, il est aussi victime d’une pneumonie. Rentré en France en juin 1938, il fait une école pour métallurgiste et redevient ouvrier aux établissements Bréguet.

Il est élu au comité central des JC (Jeunesses communistes). De son mariage avec Andrée Coudrier, il eut une petite fille en 1940. Interné comme militant communiste en décembre (novembre ?) 1939, après la signature du Pacte germano-soviétique, il s’évade en juin 1940 lors d’un transfert en train et reprend contact avec le Parti à Marseille où il se livre à une série d’activités clandestines sous le pseudonyme de Fredo.

Monté à Paris pour participer à la direction des JC, il est chargé par le Parti de monter le premier groupe armé.

Il devient en 1941 l’adjoint du colonel Albert Ouzoulias, chef des « Bataillons de la Jeunesse », membres des Francs-tireurs et partisans (FTP). Il réalisa lui-même ce qui fut considéré comme le premier attentat meurtrier contre les troupes d’occupation, en tuant d’une balle dans le dos le 21 août 1941 un officier de la Kriegsmarine, l’aspirant Moser, au métro Barbès - Rochechouart.

Cet attentat et ceux qui suivirent causèrent la mort de nombreux otages, dont celle d’Honoré d’Estienne d’Orves, exécutés en représailles par les troupes d’occupations allemandes commandées par Otto von Stülpnagel.

Le 8 mars 1942, il part en Franche-Comté et met sur pied un des premiers maquis FTP sous le nom de guerre de « colonel Fabien ». Il est grièvement blessé à la tête le 25 octobre 1942. La police française l’arrête à Paris le 30 novembre 1942, et le livre aux Allemands.

Il est interrogé et torturé, passe trois mois à Fresnes, est transféré à la prison de Dijon et s’évade finalement du fort de Romainville vers mai 1943. Il participe ensuite à l’organisation de maquis dans les Vosges, en Haute-Saône et dans le Centre-Nord.

Il participe à la libération de Paris en août 1944. C’est lui que l’on trouve à la tête d’un groupe de FFI pour prendre d’assaut le palais du Luxembourg et qui recevra l’appui des chars l’avant-garde de la 2e DB. Le colonel Fabien rassemble un groupe de cinq cents hommes, principalement originaires de Suresnes, pour continuer la lutte contre l’armée allemande avec les forces françaises et alliées : la «  Brigade de Paris ». Cette brigade est rattachée, dans un premier temps, à la division Patton. Puis, elle devient le 151e régiment d’infanterie dans l’Armée de De Lattre de Tassigny, et combattra dans l’est de la France puis en Allemagne.

Le 27 décembre 1944, il est tué par l’explosion d’une mine qu’il était en train d’examiner, à Habsheim près de Mulhouse (Alsace). Les circonstances exactes de sa mort restent mal établies. Son agent de liaison Gilberte Lavaire, le lieutenant-colonel Dax (Marcel Pimpaud 1912-1944) son bras droit, deux capitaines, un lieutenant périssent avec lui.

Le père et le beau-père de Pierre Georges ont été fusillés par les Allemands.

Il repose dans le monument dédié à la brigade Fabien dans la 97e division.

A côté de ce monument, reposent deux combattant de la brigade Fabien, celui qui croyait en Dieu, et celui qui n’y croyait pas

Sources : La Vie héroïque du Colonel Fabien, Colonel André Ouzoulias, Editions sociales,préface de Charles Tillon. 1945, Paris

Crédit photos : Annie_photos (APPL 2008)