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OHNET Georges (1848-1918)

4eme division (1ere ligne, 49)
dimanche 9 novembre 2008.
 

Le Maître de forges

Georges Ohnet, voit le jour à Paris le 3 avril 1848 et est mort à Paris le 5 mai 1918.

C’est un écrivain populaire français. Son oeuvre est bien oubliée de nos jours, pourtant, elle eut un grand retentissement de son temps.

Le jeune Georges démarra sa vie professionnelle dans le journalisme, notamment au Pays et au Constitutionnel. Ses premières œuvres littéraires sont des pièces de théâtre : Regina Carpi (avec Louis Denayrouze, 1875), puis Marthe (1877). Ces deux pièces n’eurent pas de réel succès.

Il publia ensuite de nombreux romans. Il fut entre autres l’auteur de la série intitulée Les Batailles de la vie dont les titres les plus connus sont Serge Panine, Le Maître de forges, La Grande Marnière, La Comtesse Sarah. Il connut un très grand succès et les tirages de ses romans furent extrêmement importants. Plusieurs de ses romans furent adaptés au théâtre.

Son œuvre est marquée par une opposition dans la forme et le choix des thèmes avec le mouvement littéraire du naturalisme. Il fut un historiographe de la bourgeoisie française du XIXe siècle. Ainsi, son œuvre la plus populaire, Le Maître de forges est une histoire sentimentale se déroulant dans un cadre bourgeois, utilisant les recettes du mélodrame et du feuilleton.

Il fit l’objet de très vives critiques dans le monde littéraire. Ainsi Jules Lemaître, dans son recueil de critiques Les Contemporains, écrit à propos de son œuvre :

«  Que ces romans débarrassés des interminables et plats développement qui les encombrent et transportés à la scène y fassent meilleure figure ; que la vulgarité en devienne moins choquante ; que l’ordre et le mouvement en deviennent plus appréciables, je n’ai pas pas en m’en occuper ici : les quelques qualités de ces romans, étant purement scéniques, échappent à la lecture. On y trouve, en revanche, l’élégance des chromolithographies, la noblesse des sujets de pendule, les effets de cuisse des cabotins, l’optimisme des nigauds, le sentimentalisme des romances, la distinction comme le conçoivent les filles de concierge, la haute vie comme la rêve Emma Bovary, le beau style comme le comprend M. Hornais. C’est du feuilleton sans grâce ni delicatesse, du Cherbuliez sans esprit ni philosophie, du Theuriet sans poésie ni franchise : de la triple essence de banalité. »

Georges Ohnet s’est éteint en 1918, à Paris.

Sources : Les Nouvelles Littéraires, Paris 1922, Wikipédia et divers.

Crédit photo : Annie_photos (APPL 2008)