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Révolution - Empire - Restauration - Monarchie de juillet

RECAMIER Juliette (1777-1849)

30eme division (2eme ligne, 43)
mardi 4 novembre 2008.
 

Célèbre femme d’esprit

Juliette ou Julie Récamier, de patronyme complet : Jeanne Françoise Julie Adélaïde Bernard, dite Madame Récamier, voit le jour le 3 décembre 1777 à Lyon et décédée le 11 mai 1849 à Paris, femme d’esprit et Merveilleuse du Directoire.

La famille de Juliette Bernard appartenait à la bourgeoisie de Lyon. Le père, Jean Bernard était notaire royal. Nommé receveur des Finances, il monta à Paris en 1786. Il fut destitué sous le Consulat comme suspect de connivence avec les royalistes. Madame Bernard, issue d’un milieu aisé, était une femme coquette et intelligente.

En 1793, en pleine Terreur, Juliette fut mariée à un ami de ses parents, M. Récamier, riche banquier de Paris. Elle noua avec M. Récamier une relation affectueuse et platonique : elle en était vraisemblablement la fille naturelle, ce qu’elle apprit bien plus tard.

Le salon qu’ouvrit Juliette Récamier devint bientôt le rendez-vous d’une société choisie, mais ne tarda pas à exciter les ombrages du pouvoir.

La beauté et le charme de Madame Récamier lui suscitèrent une foule d’admirateurs. Elle fut l’une des premières à se meubler en style « étrusque » et à s’habiller « à la grecque », sous le Directoire, et joua de ce fait un rôle non négligeable dans la diffusion du goût pour l’Antique qui allait prévaloir sous l’Empire.

Amie de Madame de Staël et, après l’Empire, de Chateaubriand, elle fut une figure clé de l’opposition au régime de Napoléon. Son salon eut un rôle non négligeable dans la vie politique et intellectuelle de l’époque. Elle finit par être éloignée de Paris par la police impériale. Après avoir séjourné quelque temps à Lyon, où elle se lia avec Camille Jordan et Ballanche, elle visita l’Italie et ne put revoir la France qu’après la chute de l’Empire.

Éprouvée par de grands revers de fortune, elle alla s’installer en 1819 à l’Abbaye-aux-Bois à Paris, chez son amie la baronne de Bourgoing. Elle n’en fut pas moins recherchée du monde qu’elle fuyait, et vit sa retraite fréquentée par toutes les célébrités de l’époque : Chateaubriand, l’un des plus assidus, resta jusqu’à la mort son ami le plus intime. Elle est inhumée au cimetière Montmartre à Paris en compagnie de Pierre-Simon Ballanche.

Elle avait rédigé ses mémoires, mais en mourant elle ordonna de les détruire. Elle a laissé un grand nombre de lettres, dont une partie a été publié en 1859 par Mme Ch. Lenormant, sa nièce, sous le titre de Souvenirs et Correspondance de Mme Récamier.

Elle repose au cimetière Montmartre, les inscriptions de sa sépulture sont en partie effacées.

Crédit photos : Annie_photos (APPL 2008)