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Sciences et Techniques - Maîtres verriers - vitraux

MAUMEJEAN Carl (1888-1957)

85eme division (1ere ligne, AA, 2)
mardi 11 novembre 2008.
 

Une grande famille de Maîtres verriers

Joseph Mauméjean, fondateur de la dynastie, voit le jour à Dax en 1809, peintre sur faïence, il épousa en 1836 Catherine Dufau fille d’un peintre sur faïence.

Jules Pierre Mauméjean (1837-1909)sera le premier peintre verrier de la famille Mauméjean. Il reçu sa formation de dessinateur de sa famille et fonda en 1860 l’atelier Mauméjean à Pau. On ne peut lui attribuer aucune oeuvre, mais on sait qu’il monta à Paris pour aider son frère Charles et mourut très jeune.

Joseph Jules Edmond Mauméjean dit José, voit le jour en 1869, il est décédé en 1952. Ses deux enfants prirent part au travail de la famille.

Jean Simon Henri, dit Henri, voit le jour en 1871, il est décédé en 1932.

Léon Ernest Thomas, dit Léon, né en 1878, décédé en 1921.

Charles Emile Joseph, dit Carl, voit le jour en 1888, il s’est éteint en 1957. On lui doit entre autres, les vitraux de la coupole de du crématorium du Père Lachaise.

Les Ateliers Mauméjean auraient honorés plus de cinq-cent commandes, ce qui correspond à des milliers de vitraux et de mosaïques. Quatre cent trente six rien qu’en Europe, dont deux cent trente quatre en France et cent soixante dix neuf en Espagne.

Soixante cinq commandes furent honorées aux Amériques, trois seulement en Afrique et trois également en Asie. Les Ateliers Mauméjean ont obtenus de nombreux prix et récompenses dans les expositions internationales tant en France qu’à l’étranger.

La chapelle où il repose, est ornée, elle aussi, d’un vitrail portant la signature de l’artiste.

Voir le superbe site consacré à la famille Mauméjean

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Revue de presse : une oeuvre signée Mauméjean...

Un vitrail représentant Hitler en roi Hérode dans une église près de Paris

(LEMONDE.FR avec AFP | 16.01.11 | 08h27 • Mis à jour le 16.01.11 | 09h22)

La mèche sur le côté et, à peine visible, la moustache : au-dessus de l’autel de l’église de Montgeron (sud de Paris), un vitrail inauguré en juillet 1941, représente Adolf Hitler en roi Hérode massacrant Saint Jacques.AFP/BORIS HORVAT

Il faut lever la tête, pour le distinguer. La mèche sur le côté et, à peine visible, la moustache. Au-dessus de l’autel de l’église de Montgeron, au sud de Paris, un vitrail inauguré en juillet 1941 représente Adolf Hitler en roi Hérode massacrant Saint Jacques, discret et symbolique "acte de résistance". Exhumée début janvier par une journaliste du Parisien, cette histoire était passée plutôt inaperçue.

Pourtant, en 2005, le catalogue d’une exposition organisée au musée municipal de Montgeron fait référence à ce vitrail, et explique que Saint-Jacques symbolise le judaïsme : "Jacques, c’est en hébreu la même étymologie que Jacob, le père des douze tribus d’Israël".

Mais comme en témoigne le père Dominique Guérin, curé de la paroisse, peu de Montgeronnais connaissent cette histoire et , même parmi les fidèles, ils sont nombreux à ignorer que le Führer les observe pendant leur prière.

"BEAUCOUP DE GENS SONT PASSÉS À CÔTÉ SANS LE VOIR"

Selon Renaud Arpin, président de l’association d’histoire locale de Montgeron, "beaucoup de gens sont passés à côté sans le voir". Une ignorance facilement compréhensible, particulièrement "si on ne sait pas à quel moment les vitraux ont été réalisés".

Ce vitrail est l’oeuvre des frères Mauméjean, "grands maîtres verriers du XXe siècle", dont on peut voir les vitraux dans de très nombreuses églises françaises, souligne Renaud Arpin. Les frères Mauméjean "abordent souvent les questions politiques ou historiques dans leurs décors. Cela prend un sens supplémentaire en temps d’occupation", souligne Renaud Arpin, évoquant "un message d’espoir et un acte de résistance".