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Révolution - Empire - Restauration

SAINT MORYS, Charles BOURGEVIN de VIALART, comte de (1772-1817)

22eme division (2eme ligne)
dimanche 12 octobre 2008.
 

Maréchal de camp

Charles Bourgevin de Vialart, comte de Saint Morys voit le jour en 1770.

Il fut maréchal de camp, lieutenant-général des armées, lieutenant des gardes du corps du Roi Louis XVIII.

Il était chevalier de Saint-Louis, officier de l’ordre Royal de la Légion d’Honneur.

On lui doit un ouvrage sur la politique de l’Europe, publié au cours de l’année 1815, et d’un écrit en faveur de l’abolition de la traite des noirs.

Il fut tué en duel en 1817. il repose dans la 22e division.

La mort du comte de SAINT-MORYS

Le 21 juillet 1817, le colonel en demi-solde Barbier-Dufay et le comte de Saint-Morys, lieutenant dans les gardes du corps du roi, s’opposent dans un duel.

Le point de départ en est l’acquisition, comme bien national, de la moitié du domaine des Saint-Morys, situé à Houdainville, près de Paris, par Barbier, qui fait raser le château familial, tandis que l’autre moitié restait en possession de la mère de Saint-Morys.

Les relations se tendent après le retour d’exil du comte, qui devient maire d’Houdainville. Mis sous surveillance par le préfet en 1816, Barbier en rend responsable son voisin. Il fait imprimer et publier une lettre dans laquelle il menace de lui « couper la figure à coups de fouet », accompagnée d’un post-scriptum où il prétend que c’est parce que Saint-Morys n’a pas réagi à la lettre qu’il se voit dans l’obligation de la publier.

J.-Baptiste Greuze : Portrait de J.-Baptiste de Bourgevin de Vialart, comte de St Morys, enfant.

Saint-Morys s’en va demander satisfaction, mais les conditions exigées par Barbier paraissent inacceptables au duc de Mouchy, supérieur de Saint-Morys : un combat à bout portant dans lequel un seul des pistolets distribués aux deux adversaires serait chargé. Furieux, Barbier fait publier une deuxième lettre « remplie d’outrages ». Mouchy exige de Saint-Morys qu’il lave l’injure dans le sang et, en attendant, le suspend de ses fonctions.

Après en avoir appelé aux maréchaux de France, Saint-Morys finit par faire accepter un combat plus conventionnel, au pistolet, puis à l’épée, à son adversaire, qui n’acquiesce qu’à la condition qu’il se termine par la mort d’un des combattants...

- ce qui arrive effectivement...

Sources : Wikipédia et divers - APPL 2013.