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VAN SPAENDONCK Gérard (1746-1822)

11eme division (4eme ligne, X, 21)
dimanche 8 juin 2008.
 

Peintre des fleurs

Gerard VAN SPAENDONCK , peintre de fleurs, est né à Tilbourg, en Hollande, en 1746, trois ans avant la mort de Van Huysum , dont il était destiné à rappeler le talent , fut élève de Herreyns , peintre habile de fleurs , résidantà Anvers.

Il n’avait que vingt-quatre ans lorsqu’il vint chercher à Paris une réputation qu’il n’espérait plus trouver dans sa patrie.

11 se fit d’abord connaître comme peintre en miniature ; et les ressources que lui procura ce genre de peinture lui permirent de cultiver celui dans lequel il voulait s’illustrer.

Il se lia d’amitié avec Watelet , qui , pour le fixer en France , lui fit obtenir, en 1774 , la survivance de la place de peintre en miniature du roi. Sa grande vogue date de cette époque. Il n’y eut personne à la cour qui n’eût, sur un dessus de boîte , un vase de fleurs de Van Spaendonck.

Les grands tableaux de fleurs qu’il fit à la même époque attirèrent tous les regards, et l’admiration qu’ils inspirèrent ne connut plus de bornes. Tous les genres de mérite qui avaient fait la réputation des plus célèbres peintres de fleurs se retrouvèrent dans les productions de leur émule.

Ils lui obtinrent, en 1781, l’entrée de l’académie de peinture , et depuis lors, il n’y eut pas une exposition, au Louvrevre , saus que Van Spaendonck y fit admirer quelque nouveau chcf- d’oeuvre.

Lorsque la révolution éclata , il trouva daus la place d’administrateur et de professeur d’iconographie au Jardin des Plantes, que lui confia le gouvernement d’alors, un asile où il put exercer sans danger l’art dans lequel il avait mis ses seules jouissances. Il forma d’habiles élèves , auxquels il apprit, non-seulement à copier la nature avec exactitude , mais à choisir , pour les objets qu’ils imitaient , les formes les plus heureuses et les plus élégantes.

Nos manufactures, et eu particulier celle de porcelaines de Sevres, tirèrent un grand avantage de ses exemples et de ses élèves.

Lorsque l’Institut fnt créé , il fut un des peintres appelés à former le noyau de la classe des beaux arts. Dans toutes les séances il se lit remarquer par son assiduité, par la justesse de ses observations ,l’agrément de son esprit , la douceur et l’amabilité d’un caractère parfaitement en harmonie avec le genre de peinture qu’il avait adopté.

Peu de peintres de fleurs ont mieux entendu la composition, c’est-à-dire l’art de disposer les objets de manière à les faire valoir mutuellement sans opposition tranchée, et comme la nature elle-même les aurait arrangés.

Sa couleur, pleine de fraîcheur et d’harmonie , est lé gère et transparente ; ses accessoires choisis avec goût, et le principal , les fleurs, ne lui-est jamais sacrifié.

Personne n’a mieux rendu les coloris des rosés, le veloulé des fruits, la forme et le port des différentes espèces de fleurs.

Ses ouvrages sont nombreux , et les plus riches collections se font gloire en posséder quelques-uns.

Van Spaendouck jouit d’une excellente santé jusque dans la vieillesse la plus avancée. II mourut presque subitement le 11 mars 1822.

M. Hersent fut son successeur à l’Institut, où M. Quatremère de Quincy a prononcé son Eloge.

Sa sépulture est une concession entretenue par la Ville de Paris.

Sources : Dictionnaires des célèbrités