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Ecrivains - Poétes - Littérateurs

BIGNAN Anne (1795-1861)

49eme division (1ere ligne, Q, 11)
lundi 26 mai 2008.
 

Poéte et écrivain

Anne BIGNAN, poète français, né à Lyon, le 3 août 1795, fit ses études" à Paris et remporta, en 1813 et 1814, plusieurs prix au concours général.

Au sortir du collège, il publia Trois chants de l’Iliade, traduits en vers français (1819) ; c’était le début d’une œuvre lentement poursuivie, qui a attaché le nom du traducteur à celui d’Homère. La version complète de l’ Iliade parut en 1830, celle de l’Odyssée en 1841 ; toutes deux ont eu plusieurs éditions. Ce travail de longue haleine ne détourna point M. Bignan des concours académiques, où il a cueilli, pour parler son langage , une ample moisson de lauriers.

Son élégance et sa correction classique, qu’échauffe trop rarement le feu sacré de la poésie, lui ont acquis la faveur de la Société des bonnes lettres, de l’Académie française et de l’Académie des jeux floraux.

Nommé chevalier de la Légion d’honneur, le 28 octobre 1829, il ne sollicita point les faveurs de la monarchie de Juillet, quoiqu’il fût le neveu de M. Fulchiron, député très-influent à la cour. Il évita de s’aventurer dans la mêlée des partis, et justifia ce système de neutralité dans une comédie , qui n’a pas été représentée : la Manie de la politique(1840).

La révolution de Février et le coup d État du 2 décembre ne l’ont pas fait sortir de sa réserve habituelle. Sous Louis-Philippe , il a célébré la gloire et les malheurs de Napoléon dans un poème en six chants : Napoléon en Russie (1839). Mais, dans ces dernières années, il n’a publié que des Poèmes Evangéliques (1850).

M. Bignan, qui a étudié avec soin le XVIIe et le XVIIIe siècle, a essayé de les peindre dans deux romans historiques : une Fantaisie de Louis XIV (1833) ; Louis XV et le cardinal de Fleury (1834).

D’autres ouvrages en prose : l’Ermite des Alpes(1621) ; le Dernier dts Carloringiens (1836), n’ont rien ajouté à sa réputation.

L’Échafaud (1832) est, sous la forme du roman, un plaidoyer chaleureux contre la peine de mort, et prouve que l’âme de M. Bignan ne reste pas indifférente aux passions généreuses. Il a également écrit L’Abolition de la traite des noirs, épître aux souverains de l’Europe.

Victor Hugo en a fait une caricature « recevant le prix de poésie de l’Académie ».

Anne Bignan est mort le 27 novembre 1861.

Source : Wikipédia et divers (APPL 2015)

Crédit photos : P.Y. Beaudoin.