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Hommes de lettres - Ecrivains - Littérateurs

BIS Hippolyte (D. en 1855)

14eme division (3eme ligne, V, 25)
vendredi 23 mai 2008.
 

Homme de lettres

BIS [Hippolyte], poète dramatique, chef de division aux contributions indirectes [1e sous - division] est né à Douai [Nord.

"Il était bien jeune lorsque ses goûts le portèrent à s’occuper de compositions dramatiques , et à les appliquer à la tragédie nationale. Sa première, Lothaire, tragédie en trois actes, composée en société de M. F. Hay, était bien faible d’intérêt, puis, que les auteurs ne purent parvenir à la faire représenter ;

Mais deux autres qui l’ont suivie avaient fait concevoir d’heureuses espérances, dont le découragement du poète est venu arrêter la réalisation.

M. Bis fit représenter sur le second Théâtre-Français, le 26 avril 1822, Attila, tragédie en cinq actes, dont le titre aurait dû plutôt être : « la France délivrée d’Attila."

Ses contemporains furent trés sevères pour l’oeuvre d’H. Bis, Rossini le qualifie "d’imbécile" et Meyerbeer l’ignore superbement,ces deux personnages ont pourtant composé sur des livrets signés Bis... (dont le livret de Guillaume Tell).

3 mars 1855. Mort de l’auteur dramatique et librettiste Hippolyte BIS.

Il est co-auteur avec Étienne de Jouy du livret du Guillaume Tell de Rossini.

On lui doit également les tragédies suivantes : Lothaire, Attila, Blanche d’Aquitaine, Jeanne de Flandre.

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[ Tout le monde sait que la musique de Guillaume Tell est de Rossini, mais tout le monde ne sait pas que le poème où l’on trouve ces vers harmonieux est de M. Hippolyte Bis.

Un jour Duprez, étant de passage à Strasbourg, avait chanté au Grand-Théâtre le rôle d’Arnold, qu’on n’avait jamais chanté comme lui. Le public en délire l’avait acclamé et rappelé à chaque vers. Mais quand il arriva au fameux Suivez-moi ! l’enthousiasme ne connut plus de bornes, et la salle soulevée s’écria tout d’une voix : Bis ! Bis !

Hippolyte Bis, qui buvait du lait dans la coulisse, en voyant l’accueil qu’on faisait à son œuvre ne douta pas une minute que ce ne fut de lui qu’il s’agit, et, franchissant d’un bond les obstacles, il se présenta devant la rampe en murmurant d’une voix étranglée par l’émotion :

Me voici, messieurs, mais vraiment c’est trop d’honneur que vous me faites. ]

(Extrait de « L’Argus et le Vert-vert réunis », édition du 14/06/1863)

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Hippolyte Bis repose dans la 14ème division.

Hyppolite Bis s’est éteint à Paris en 1855.

Sources et extraits : La Littérature française au XIXe siècle et divers.

Crédit photos : Annie_photos (APPL 2008)