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Orfèvrerie - Arts de la table - Argenterie

CHRISTOFLE Charles (1805-1863)

4eme division (1ere ligne, Y, 15)
dimanche 18 mai 2008.
 

Orfèvre

Charles Christofle voit le jour en 1805. C’ est un orfèvre et industriel français.

Il avait commencé sa carrière en suivant la filière corporative traditionnelle en devenant à quinze ans, en 1820, apprenti chez son beau-frère le bijoutier Hugues Calmette.

Il succéda à son maître en 1830 et donna de l’expansion à sa firme de bijouterie, qui dès 1845 se spécialisera dans l’argenture et la dorure à façon. Henri Bouilhet, neveu de Charles Christofle, continua l’entreprise qui devint au début du vingtième siècle la manufacture d’orfèvrerie la plus importante en France.

En 1839, il est déjà l’un des plus gros bijoutiers français et emploie 50 personnes. Il exporte ses bijoux jusqu’en Amérique du Sud.

C’est en 1842 qu’il commence à exploiter pour la France les brevets des Anglais Henry et Georges-Richard Elkington concernant un procédé de dorure et d’argenture électrolytiques.

Devant le succès du procédé, il fonde en 1845 la société « Charles Christofle & Cie » et commence à fabriquer lui-même dès 1846 les pièces à argenter ne dépendant ainsi plus des autres fabricants orfèvres.

En 1863, à son décès, lui succèdent son fils Paul Christofle et son neveu Henri Bouilhet (1830-1910), chimiste et également artiste de talent qui introduisit la galvanoplastie permettant le façonnage du métal au moyen de moules en gutta-percha d’après le procédé du Russe Moritz von Jacobi.

Les successeurs de Charles Christofle continuèrent à donner à la firme une importante expansion industrielle.

Quoique spécialisée dans le métal argenté, l’argenture et la dorure par la pile ainsi que la galvanoplastie, la Maison Christofle a toujours voulu conserver l’authentique travail d’orfèvrerie et possède depuis 1850 jusqu’à nos jours un atelier pour l’argent massif où se perpétue la tradition de l’orfèvrerie parisienne.

Cet atelier produit des œuvres de haute qualité, le poinçon de maître en est une abeille entre deux C accompagnée en chef de trois étoiles à cinq rais posées un et deux inscrites dans un hexagone allongé (poinçon de maître avant 1935), devenu après 1935 une abeille entre les lettres O et C (Orfèvrerie Christofle) accompagnée en chef de trois étoiles à cinq rais posées un et deux inscrites dans un triangle.

Ces pièces d’orfèvrerie sont marquées de la tête de Minerve indiquant un titre légal de 925 pour cent.

Charles Christofle est décédé en 1863 à Paris.Il repose dans la 4eme division avec son fils Paul Christofle (1839-1907), également orfèvre.

Crédit photos : Annie_photos (APPL 2008)