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Révolution - Empire - Restauration - Monarchie de juillet

GRIOIS Charles, général baron (1772-1839)

37eme division (2eme ligne, M, 33)
dimanche 18 mai 2008.
 

Général de l’Empire

Charles Pierre Lubin , baron Griois, voit le jour le 21 décembre 1772 à Besançon (Doubs).

Militaire d’exeption, il occupa les fonctions de maréchal de camp, colonel d’artillerie.

Etats de services : Colonel le 23 Juin 1811 (4e Regiment d’Artillerie a Cheval),Major le 26 Janvier 1813 (Regiment d’Artillerie a Pied de la Garde Imperiale), Major : 6 Novembre 1813 (Regiment d’Artillerie a Cheval de la Garde Imperiale).

Il était commandeur de l’Ordre de la Légion d’Honneur (12 août 1813) et chevalier de l’ordre royal de Saint Louis. Il était également chevalier de la Couronne de Fer. Il fut fait baron de l’Empire le 16 août 1813.

Il se distingua paticulièrement lors de la campagne de Russie en 1812, au passage de la Bérézina. On lui doit un volume de mémoires relatifs aux grands évènements du 1er Empire.

Général Griois :

"Un des ponts était affecté au passage des voitures et des chevaux et l’autre à celui des piétons. Cette précaution, fort bonne pour des troupes organisées, devenait impraticable avec une foule sans chefs et sans direction. Les voitures, les chevaux, les piétons suivaient la même route ; arrivés au pont, on refusait le passage aux voitures et aux chevaux ; on voulait même les faire rétrograder. C’était chose impossible, et bientôt les voies furent obstruées...

Les cris des malheureux renversés par les chevaux répandirent l’épouvante. Elle se propage rapidement, elle est au comble, et dès ce moment la confusion devient horrible. Chacun s’exaspérant du danger, cherche son salut dans sa force. On use même des armes pour pénétrer à travers cette multitude qui conserve à peine assez d’énergie pour crier, et qui ne se défend que par des imprécations. Dans cette lutte effroyable, un faux pas était un arrêt de mort ; une fois tombé, on ne se relevait plus. Je vois encore se débattre les malheureux renversés près de moi, dont les têtes apparaissaient par intervalles au milieu de la foule ; on n’écoutait pas leurs cris, ils disparaissaient et le sol s’exhaussait de l’épaisseur de leurs cadavres."

Le général baron Griois s’est éteint à Paris le 28 novembre 1839. Il repose dans la 37e division. Le monument a fait l’objet d’une restauration par les soins du Souvenir Français et de l’ACMN (Association pour la Conservation des Monuments Napoléoniens).

Sources : Archives APPL et divers - Mémoires du Gal Griois.

Gravure : L’artillerie, De Marbot

Crédit photo : Annie_photos (APPL 2008)