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Révolution - Empire - Restauration - Monarchie de juillet

GUILLEMINOT Armand, général comte (1774-1840)

27eme division (3eme ligne, P, 31)
dimanche 30 mars 2008.
 

Lieutenant général

Armand Charles Guilleminot, voit le jour à Dunkerque en 1774.

Il servit d’abord en Belgique contre les Autrichiens en 1790. Sous-lieutenant en 1792 à l’armée du Nord, sous les ordres de Dumouriez. Arrêté comme suspect à la suite de la trahison de son chef ; réintégré bientôt après, et envoyé en 1798 comme capitaine à l’armée d’Italie, où il devint chef de bataillon et aide-de-camp de Moreau. Ami de ce dernier et de Pichegru, le premier Consul le prit en défiance au moment de la conspiration de Georges Cadoudal, et le laissa un an au traitement de réforme.

Attaché en 1805 au quartier général de l’armée d’Allemagne, comme ingénieur géographe, il fut promu l’année suivante au grade d’adjudant-commandant. En 1808 il passa en Espagne à l’état-major de Bessières.

L’Empereur le remarqua à la bataille de Medina del Rio Seco et lui donna le brevet de général de brigade.

Le général Guilleminot servit avec distinction aux armées d’Italie, de Catalogne et à l’état-major général de la Grande Armée. Le 20 mars 1813 il reçut le grade de général de division. En 1815 il était chef d’état-major du prince d’Eckmühl. Choisi comme commissaire du gouvernement provisoire pour traiter avec les généraux étrangers, il se rendit à Saint-Cloud auprès de Blücher, accompagné de MM. Bignon et de Bondy, et signa la suspension d’armes du 3 juillet. 11 suivit l’armée sur les bords de la Loire.

En mai 1817 le général Guilleminot fut chargé de fixer, de concert avec une commission allemande, et conformément aux traités de 1814 et 1815, la ligne de démarcation des frontières françaises de l’Est.

Nommé membre de la commission de défense du royaume en 1818, et directeur du dépôt de la guerre en 1822, il contribua à réorganiser cet établissement. Chef de l’état-major général du duc d’Angoulême en 1823, il se montra opposé au parti de l’absolutisme. On lui attribué l’ordonnance d’Andujar. Nommé Pair de France et ambassadeur à Constantinople, M. Guilleminot quitta l’Espagne pour se rendre à son poste. Rappelé en 1831 par Louis-Philippe Ier, il devint président de la commission chargée d’établir la démarcation des frontières de l’Est, et membre de la nouvelle commission de défense du royaume reconstituée en 1836.

Il mourut en mars 1840 et repose dans la 27eme division.

Sources : Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852

Crédit photo : Annie_photos (APPL 2001)