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DROZ Gustave (1832-1895)

27eme division (3eme ligne, S, 25)
dimanche 30 mars 2008.
 

Peintre et romancier

Antoine Gustave Droz, né à Paris le 9 juin 1832 et mort à Paris le 22 octobre 1895, est un peintre et romancier français, auteur notamment de Monsieur, madame et bébé qui connut un succès phénoménal en Europe et aux États-Unis dans les années 1870.

Fils du sculpteur Jules-Antoine Droz et petit-fils du graveur Jean-Pierre Droz, il se prépare à l’École polytechnique, puis opte pour la peinture et fréquente l’atelier de François-Édouard Picot à l’École des beaux-arts. Entre 1857 et 1865, il expose au Salon des peintures de genre, exécutées dans un style que Jules Claretie qualifie d’ « ironique et sentimental, comme ses futurs romans ».

Invité ensuite à collaborer à La Vie parisienne, qui vient tout juste d’être lancée, il délaisse la peinture et signe sous le nom de « Gustave Z » une série de vignettes sur les petits secrets intimes de la vie familiale. Le succès est immédiat. Leur auteur est salué par un académicien comme « un raconteur exquis » et « un analyste pénétrant ».

En 1866, il réunit ses articles en un volume intitulé Monsieur, madame et bébé, dont la publication suscite un extraordinaire engouement. En Europe comme aux États-Unis, les ventes s’envolent. En France, pas moins de 121 éditions se succèdent entre 1866 et 1884. Aussi, toujours dans la même veine, il publie coup sur coup Entre nous en 1867 et Le Cahier bleu de Mlle Cibot en 1868.

Dans les années qui suivent, il fait paraître d’autres livres plus travaillés, « avec beaucoup d’esprit toujours, mais avec une pointe d’homélie ». En 1885, à la mort d’Edmond About, il brigue un fauteuil à l’Académie. C’est alors que, pour lui barrer la route, on lui attribue un livre qui est taxé d’obscénité. Soit par pusillaminité, soit pour d’autres raisons qu’on ignore, Droz laisse faire. Le fauteuil est attribué à Léon Say et Droz met fin à sa carrière d’écrivain.

Peu à peu, il tombe dans l’oubli.Lorsqu’il mourut en 1895, une nécrologie parlait déjà de l’écrivain comme d’ « un charmant conteur à demi oublié ».

Il repose dans la 27eme division avec Antoine Jules Droz,(1805-1872) sculpteur, élève de Cartelier et de Régnault, fils de Jean Pierre Droz.

Crédit photo : Annie_photos (APPL 2008)