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Révolution - Empire - Restauration - Monarchie de juillet

ABOVILLE Auguste Marie, baron d’ (1776-1843)

25eme division (3eme ligne, P, 22)
samedi 29 mars 2008.
 

Général d’artillerie

Auguste Marie d’Aboville, frère du précédent, naquit le 20 avril 1776, à La Fère (Aisne), élève sous-lieutenant à l’école d’artillerie, le 12 mars 1792, il en sortit le 13 septembre suivant avec le grade de lieutenant au 7e régiment d’artillerie. Après la campagne de 1792 à l’an II à l’armée d’Italie, il obtint le grade de capitaine ; suspendu de ses fonctions comme noble et réintégré le 5 frimaire an V, il servit aux armées de Rhin-et-Moselle et d’Italie, de l’an VI à l’an IX.

Chef de bataillon le 10 vendémiaire an XI, il devint, le 3 prairial suivant, major du 2e régiment d’artillerie à cheval, avec lequel il fit les campagnes des ans XII et XIII à l’armée dite d’Angleterre. Il avait obtenu la décoration de la Légion d’honneur en l’an XII.

Il fit partie d’une expédition pour la Martinique sous les ordres de Lauriston, et commandait au retour la batterie de trente-six du Bucentaure, dans le combat que l’escadre française engagea avec celle de l’amiral Calder.

Rentré en France en juin, il reçut l’ordre de se rendre à la Grande Armée, où il reçut successivement le grade de colonel et celui d’officier de la Légion d’honneur (1807) pour avoir sauvé sur les bords de la Passarge, le parc d’artillerie du 64 corps au moment où il allait être pris par un pulk nombreux de Cosaques.

Nommé major de l’artillerie à cheval de la garde impériale, le 13 septembre 1808, il se fit particulièrement remarquer à Wagram, à la tête d’une compagnie de trente pièces et eut le bras droit emporté par un boulet. L’Empereur le fit général de brigade le 9 juillet 1809, lui confia le commandement de l’école d’artillerie de La Fère et lui donna le titre de baron de l’Empire.

Appelé en 1814 au commandement de l’artillerie destinée à la défense de Paris, il résista vaillamment aux efforts de l’ennemi, et lui fit éprouver des pertes considérables.

Mis en non-activité lors de la première abdication de Napoléon, Louis XVIII lui accorda, le 4 août 1814 la décoration de Saint-Louis et la croix de commandeur.

A l’époque du 20 mars, le général d’Aboville, qui se trouvait à La Flèche au moment où les généraux Lefebvre-Des-nouettes et Lallemand s’en approchèrent, les força à se retirer. Il obtint néanmoins une audience de l’Empereur, qui le chargea en avril 1815 d’organiser les gardes-côtes du Havre.

Après la seconde Restauration, le roi lui conféra le titre de commandeur de l’ordre de Saint-Louis, et au moment de son admission à la retraite (6 octobre 1815) lui accorda une pension de 2,000 francs sur sa cassette.

Le général d’Aboville a fait partie du-conseil de guerre qui jugea en 1816, le contre - amiral Lenoir et le colonel Royer.

Compris dans le cadre de réserve le 22 mars 1831, il rentra le 6 novembre suivant dans la position de retraite où il se trouvait avant les événements de Juillet 1830.

Il est mort le 20 juillet 1843 et repose dans la 25e division.

Sources : Biographies des gloires militaires de la France, Charles Mulliè, Paris 1851-52.

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