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monuments remarquables

JUNCKER Chrétien Auguste (1791-1865)

24eme division (12e ligne, R, 18)
vendredi 28 mars 2008.
 

Haut fonctionnaire

Chrétien Auguste Juncker est né en 1791 et décédé en 1865.

Il occupa le poste d’ inspecteur-général des Mines

Après des études à l’Ecole polytechnique, Auguste Junker devint ingénieur du corps des mines.

Arrivé à Poullaouën (Finistère, situé à 5 km de Carhaix) en 1816 en qualité d’inspecteur des mines de Poullaouën et Huelgoat , il accéda la même année à la direction de l’établissement.

Les mines de plomb et d’argent de Poullaouën et Huelgoat restèrent pendant toute sa direction l’établissement de cette sorte le plus considérable qu’eut la France.

L’infiltration des eaux dans les galeries constituait un problème permanent. Les machines hydrauliques installées au 18ème siècle n’apportaient pas de solutions pleinement satisfaisantes : du fait de leur mécanisme compliqué et rudimentaire, leur rendement stagnait autour de 20 %.

Il fallut attendre le début du 19ème siècle pour qu’enfin une étape nouvelle soit franchie grâce aux travaux de Monsieur de Reichenbach, ingénieur aux salines de Bavière en Allemagne.

Celui-ci avait mit au point une efficace machine dite à colonne d’eau, qui, selon le principe d’hydraulique de Pascal, permettait d’élever l’eau d’une source au-dessus de son niveau.

Comme les ingénieurs de plusieurs pays, Juncker alla observer les travaux de Monsieur de Reichenbach avant de mettre en œuvre ces techniques à la mine de Huelgoat. Juncker perfectionna en outre le système mécanique développé par Monsieur Reichenbach, par d’ingénieux agencements.

Il mit en service deux machines identiques d’un mètre de diamètre et 2,30 m de courbe, actionnées grâce à une chute d’eau de 61 mètres. Ces machines dont la puissance et le perfectionnement du mécanisme constituaient une prouesse pour l’époque furent mises en service en 1831, et fonctionnèrent jusqu’en 1866.

La renommée de Juncker se répandit dans tout le monde métallurgique, et beaucoup vinrent sur place voir cette fameuse « machine de Juncker ». Des revues savantes en parlèrent, et elle fut présentée en détail dans un reportage que la revue « L’illustration » consacra en 1845 aux mines de Poullaouen (n°120 du 14 juin).

Juncker dirigea l’établissement vingt-cinq ans, jusqu’en 1841, date à laquelle il rentra dans l’Administration.

Il s’installa alors à Paris où il assuma la charge du service minéralogique et des carrières du département de la Seine (aujourd’hui Paris).

Il réorganisa et géra ce service jusqu’en 1851. L’atlas souterrain des carrières de Paris date de cette époque.

Cette période de la vie de Juncker fut aussi marquée par son engagement dans l’église évangélique luthérienne de Paris. Il fut ainsi membre de son consistoire de 1844 à 1865.

Sources :
-  Livre du centenaire (Ecole Polytechnique), 1897, Gauthier-Villars et fils, Tome III, page 184

-  JUNCKER