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Religion Réformée - Pasteurs - Théologiens

MONOD Adolphe (1802-1856)

36eme division (4eme ligne, N, 34) Sépulture familiale
mardi 18 mars 2008.
 

Une grande famille de Pasteurs

Jean Monod voit le jour en 1760. Il fut le fondateur d’une grande famille de pasteurs. Il occupa les fonctions de Président du Consistoire de l’Eglise Réformée. Il s’est éteint en 1836.

Un grand orateur du Réveil

Cinquième fils du pasteur Jean Monod, frère du pasteur Frédéric Monod, il voit le jour en 1802, il fit ses études à Genève. Lors d’un premier ministère à Naples pour la colonie de langue française, il se « convertit » aux idées du Réveil.

Nommé en 1828 pasteur à Lyon, il entre en conflit avec la majorité libérale des « anciens » du consistoire qu’il juge non-chrétiens, « incrédules et profanes ». Encouragé par des dames « régénérées » de Paris, il se laissa emporter par son éloquence de tribun, « faisant succéder rapidement à la plus sombre expression de désespoir et d’extase un sourire tendre et expressif ».

Jugé fanatique, car il n’accepte de distribuer la Cène qu’à ceux des fidèles qu’il juge dignes, sa révocation est demandée pour « refus de service » (1832). Il devint alors le pasteur d’une église indépendante (cf. le temps des divisions). En 1836, le ministre - protestant - de l’Instruction publique et des Cultes, Claramond Pelet de la Lozère, le nomme à la faculté de Montauban, où il enseigne la morale, la prédication, l’hébreu, puis l’exégèse. Il finira sa carrière à Paris comme pasteur à l’Oratoire.

Très recherché pour son talent de grand orateur (d’un style romantique), il allait partout où on lui demandait de prêcher. Ses tournées de conférences firent progresser l’orthodoxie. Il fut un des fondateurs de l’Alliance évangélique. Vers la fin de sa vie, il évolua vers une position plus modérée que celle de son frère Frédéric, affirmant, lors des assemblées protestantes de 1848, vouloir rester dans l’Église établie, et s’en tenant au principe de la confession de foi dite de La Rochelle.

Le pasteur Monod s’est éteint en 1856. Il repose dans la sépulture familiale de la 36e division. C’est aussi la sépulture de Frédéric Monod, frère du précédent et pasteur lui aussi :

Frédéric Monod (1794-1863)

Un pasteur en constante recherche

Fils aîné du pasteur Jean Monod, frère d’Adolphe, il voit le jour en 1794. Il fait ses études à Genève.

Nommé pasteur à Paris en 1820, il rejoint le Réveil. Sans avoir le talent oratoire de son frère Adolphe, il déploie cependant une activité intense : fondation de la première école du dimanche à Paris, rédaction d’articles aux Archives du christianisme, participation aux diverses sociétés religieuses (Biblique, des Missions, Évangélique).

Il considère que l’Église réformée est trop peu active dans la diffusion de la foi et en matière d’évangélisation. Il la quitte lors de l’assemblée de 1848, où il fait partie de la petite minorité qui réclame le vote d’une confession de foi, il entre alors en dissidence, fondant avec Agénor de Gasparin, l’« Union des Églises évangéliques libres de France » (le temps des divisions). Il est à l’origine de la construction de la chapelle du Nord inaugurée en 1849, où Tommy Fallot a exercé par la suite.Il s’est éteint à Paris en 1863.

Sources : Musée virtuel du Protestantisme et divers

Crédit photo : Annie_photos (APPL 2008)