Navigation







Graveur - Dessinateur - Créateur du Musée du Louvre

DENON Vivant, Baron Denon (1747-1825)

10eme division (1ere ligne)
lundi 12 septembre 2005.
 

Graveur et dessinateur

Vivant Denon est né à Givry prés de Châlon-sur-Saône le 4 janvier 1747. c’est une figure marquante du monde des Arts de la fin de l’ancien régime et durant l’épopée impériale.

C’est un dessinateur, un graveur réputé et un administrateur habile, créateur entre autre du musée du Louvre. Il suivit Bonaparte en Egypte pendant toute la campagne. Directeur général des musées, il rédigea en 1802 un ouvrage, le Voyage dans la Haute et Basse Egypte.

C’est lui qui supervisa la construction de la colonne Vendôme. C’est avec les œuvres d’art pillées lors des campagnes de l’Empire qu’il aménagea le musée du Louvre.

Denon négocie avec Antonio Canova la restitution des Noces de Cana de Paul Véronèse, seule œuvre dérobée à l’Italie qui resta en France. Il est considéré de nos jours comme le précurseur de la muséologie et de l’histoire de l’art. On lui doit également Sur l’expédition de Bonaparte en Egypte, et Point de lendemain, court roman paru en 1777.

Sépulture de Vivant Denon par Lassalle & Rousseau (1899)

la retraite lui laissa bien des loisirs : nullement hostile à l’utilisation de son image, il fut représenté par Greuze, Isabey, A.E Fragonard, Chaudet et Bosio. De nos jours, il est tombé dans l’oubli, retrouvant un soupçon de notoriété par la réédition d’un petit ouvrage érotique dont la paternité lui est tour à tour attribuée et contestée.

Il meurt à Paris le 27 avril 1825. Son monument au Père-Lachaise, est surmonté de sa statue réalisée par Pierre Cartellier vers 1825.

Les collections de l’aimable Monsieur Denon

Carte postale datée du début du XXe siècle. On peut voir dans sa main droite les restes d’une plume ou un fusain, disparu totalement depuis et souvent remplacé par une rose...

Oeuvres et gravures :

VIVANT DENON Dominique - Voyage dans la Basse et Haute Egypte : 1. Le trait géométral du couronnement de la Porte. 2. Inscription qui est sur le listel du couronnement de la Porte. 3. Vue d’Appolinopolis parva aujourd’hui Qoùss (Planche 80).

VIVANT DENON Dominique Voyage dans la Basse et Haute Egypte : 1. Le trait géométral du couronnement de la Porte. 2. Inscription qui est sur le listel du couronnement de la Porte. 3. Vue d’Appolinopolis parva aujourd’hui Qoùss (Planche 80). Didot, Paris 1803, 40x54cm, une feuille.

Gravure originale in folio, extraite du Voyage dans la Basse et la Haute Egypte de Vivant Denon.Planche composée de 3 vues ainsi décrites par l’auteur :N° 1. Un trait géométral du couronnement d’une porte d’Apollinopolis parva, aujourd’hui Qouss, dont le n° 3 est la vue pittoresque. Ce fragment se trouvant à portée, j’en ai mesuré avec exactitude toutes les courbures et les dimensions de ses détails : le plan et l’échelle sont au bas de la figure.N° 2. Inscription qui est sur le listel du couronnement de la porte de Qouss à sa partie sud, qui étoit sans doute l’entrée du temple dont cette porte faisoit partie : cette dédicace, postérieurement faite du temps des Ptolomées, est actuellement dans l’état où je la donne ; le citoyen Parquoi, avec l’attention et le soin dont il est capable, et avec les lumieres qu’une longue étude lui ont acquises, a fait aux lettres fragmentées les restitutions ponctuées que l’on voit à la troisieme et à la quatrieme ligne, et la traduction qui suit.Il m’a accordé les mêmes bontés pour l’inscription, que j’ai rapportée de Tintyra, que l’on peut voir dans le journal, tome II, page 212.N° 3. Vue pittoresque du village de Qouss, et du monument que l’on voit au milieu de la place, le seul reste de la ville antique d’Apollinopolis parva ; le contraste de la gravité de ce seul fragment avec tous les édifices arabes dont il est environné est encore plus frappant dans la vérité que dans la gravure : si l’on fouilloit en avant de cette ruine, on trouveroit sûrement les restes du temple dont cette porte faisoit partie ; l’exhaussement de cette place a été la suite des constructions, ruines, et reconstructions de méchantes barraques arabes faites sur les combles des antiques édifices, pour se loger d’une maniere plus assurée. Ce que l’on voit au-dessus du listel de cette porte est encore un reste de mur de ces especes de fabriques. Le squelette de chameau qui est en avant rappelle un usage établi en Orient de ne point traîner hors des villes et des villages les corps des animaux qui y meurent, d’en laisser infecter les habitations jusqu’à ce que les corbeaux, les vautours, ou les chiens, auxquels les habitants ne donnent aucune autre nourriture, les délivrent de l’odeur infecte de ces cadavres hideux.

Rousseurs, sinon bel état de conservation.Publié pour la première fois en deux volumes, dont un atlas de gravures, chez Didot, en 1802, le ’Voyage dans la Basse et la Haute Égypte’ connut un tel succès qu’il fut traduit dès 1803 en Anglais et en Allemand, puis quelques années plus tard en Hollandais et en Italien, notamment. Presque toutes les planches sont dessinées par Denon, qui en a aussi gravé lui-même un petit nombre, notamment des portraits d’habitants d’Egypte, qui ont encore gardée toute la fraîcheur d’esquisses prises sur le vif (nos 104-111). Une bonne vingtaine de graveurs ont également collaboré à la création des eaux-fortes dont Baltard, Galien, Réville et d’autres.Dominique Vivant, baron Denon, dit Vivant Denon, né à Givry le 4 janvier 1747 et mort à Paris le 27 avril 1825, est un graveur, écrivain, diplomate et administrateur français. A l’invitation de Bonaparte, il se joint à l’expédition d’Egypte en embarquant dès le 14 mai 1798 sur la frégate " La Junon ". Protégé par les troupes françaises, il a l’opportunité de parcourir le pays dans tous les sens, afin de rassembler le matériau qui servit de base à son travail artistique et littéraire le plus important. Il accompagne en particulier le général Desaix en Haute Egypte, dont il rapporte de très nombreux croquis, lavis à l’encre et autres dessins à la plume, à la pierre noire, ou à la sanguine. Il dessine sans relâche, le plus souvent sur son genou, debout ou même à cheval, et parfois jusque sous le feu de l’ennemi. A l’issue d’un voyage de 13 mois durant lesquels il dessine plusieurs milliers de croquis, Vivant Denon rentre en France avec Bonaparte, et devient le premier artiste à publier le récit de cette expédition. Les 141 planches qui accompagnent son Journal retracent l’ensemble de son voyage, depuis les côtes de la Corse jusqu’aux monuments pharaoniques de la Haute Egypte. Bonaparte le nomme ensuite directeur général du musée central de la République, qui devient le musée Napoléon, puis le musée royal du Louvre et administrateur des arts.

En 1805, Vivant Denon relance le projet de la colonne Vendôme, qui avait été suspendu en 1803. Il organise ensuite des expéditions dans toute l’Europe impériale pour amasser les objets d’art, qui sont pillés pour être emportés au Louvre. En 1814, Louis XVIII le confirme à la tête du Louvre, dont une aile porte encore son nom aujourd’hui. Il est considéré comme un grand précurseur de la muséologie, de l’histoire de l’art et de l’égyptologie. ***