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Révolution - Empire - Restauration - Monarchie de juillet

LAKANAL Joseph (1762-1845)

11ème division (1ere ligne, Y, 21)
samedi 10 septembre 2005.
 

Homme politique français

Joseph Lakanal est né le 1er juillet 1762 à Serres, prés de Foix. C’est son oncle l’abbé Font qui l’élève. Il entre au collège des Pères de la doctrine chrétienne. Il est très bon élève et devient rapidement maître.

Il devient professeur de rhétorique à Bourges en 1789. On perd sa trace du moment où il est professeur à Moulins. On ignore généralement que son oncle représentait le clergé lors des Etats-généraux, qu’il devint même évêque constitutionnel, et que Lakanal le suivit le plus normalement du monde en qualité de vicaire épiscopal.

Joseph est désigné par ses concitoyens député à la Convention. Lors de ses missions, il est frappé de voir les paysans dégrader les monuments architecturaux religieux par fanatisme et bêtise.

Il fait un rapport à l’assemblée dès son retour. La Convention prend alors des mesures répressives, menaçant d’une peine de deux ans de fers quiquonque dégraderait ces monuments.

Joseph Lakanal est un des fondateurs du muséum d’histoire naturelle, poursuivant en cela l’œuvre de Buffon. Suite à un rapport rédigé en une nuit et présenté à la Convention, il est nommé directeur du Muséum. On lui doit la création de la ménagerie du Jardin des Plantes (11 décembre 1794).

C’est lui aussi, qui pour la première fois, se préoccupe des droits de propriété des œuvres des hommes de lettres : La loi du 19 juillet 1793 protège les droits de la propriété intellectuelle.

Il contribue aux premiers essais du télégraphe de Chappe, est à l’origine de la préservation de l’Académie des Sciences, toutes les autres ayant été suspendues pour réorganisation.

Il est un organisateur hors pair, en décembre 1793, pour enrayer la famine sévissant dans le sud ouest : du fait des difficultés de transport, il décide de mobiliser la population toute entière, pendant trois jours, pour réparer routes et chemins.

A Bergerac, il organise une manufacture d’armes. Il est le fondateur de l’Ecole Normale, met en place les degrés de l’enseignement public.

Il est élu à l’Académie des sciences morales et politiques, siège ensuite au Conseil des Cinq-Cents désigné par quatre départements. Le Consulat l’envoie alors à Mayence pour ramener à la France les populations de Rhénanie : en moins de quatre mois, il domine la situation.

A son retour, faisant foin des honneurs, il accepte un simple poste de professeur de latin.

A la Restauration, il est contraint à l’exil, se rend aux Amériques où le Président Jefferson lui donne une terre. Il organise là-bas l’Université de la Nouvelle-Orléans. Après dix ans, cette université est florissante, il se retire alors en 1825, et se livre à la botanique.

Après la révolution de juillet 1830, l’Académie des Sciences Morales et Politiques étant réouverte, on lui demande de reprendre sa place en 1834.

Ce n’est pourtant qu’en 1837 qu’il revient à Paris à l’âge de soixante quinze ans. Il passe ses ultimes années à l’institut, tout en refusant le poste de vice-président le 6 décembre 1843. Il a alors quatre-vingt deux-ans.

Peu-après Joseph Lakanal prend froid en sortant d’une séance de l’institut, il décline alors rapidement, et meurt à Paris le 14 février 1845.

Sa sépulture est une concession gratuite par Arrêté préfectoral en date du 16 février 1847.