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Musiciens - Virtuoses - Compositeurs

LACOMBE Louis (1818-1884)

85eme division (1ere ligne)
lundi 3 mars 2008.
 

Musicien virtuose

Louis Trouillon dit Lacombe voit le jour à Bourges le 26 novembre 1818. Ses aptitudes musicales se révèlerent dès l’enfance. Madame Lacombe apprit elle-même le piano à son fils. Dès six ans, le petit Lacombe parut en public. En 1829, à l’âge de onze ans, il se présenta au conservatoire de Paris, et malgré la mauvaise volonté du directeur Chérubini, il fut admis et entra dans la classe de Zimmermann. Pendant sa deuxième année, il fut admis au concours public. Le jeune Lacombe remporta à l’unanimité (Listz faisait partie du jury) le premier prix.

La famille Lacombe entreprit ensuite une tournée en Europe. Mais cette tournée ne donna que des résultats médiocres au niveau financier, bien que le petit Lacombe remportât de grands succès. Cependant elle contribua à la réputation du jeune virtuose. Il s’était fait connaître des grands musiciens de l’époque, notamment de Schumann, mais était moins connu en France qu’à Vienne ou à Munich, alors qu’à Bourges on paraissait l’ignorer.

Malgré cela, Lacombe travaillait à sa grande symphonie d’Arva et vers la fin de l’année 1843, il résolut de revenir à Bourges, pour conquérir ses compatriotes. Par la suite, le Ténor ,Poultier de l’ Opéra lui proposa de faire avec lui une tournée de concerts dans l’Est et le Midi où ils remportèrent des succès dans les différentes régions.

Lacombe publia d’abord des morceaux détachés pour piano seul. Le Désert, le Soir, l’Orage, l’Aurore gagnèrent très vite la faveur du public.

En 1847, Lacombe composa Manfred, une symphonie dramatique en quatre parties. Ce fut trois ans plus tard qu’Arva fut jouée pour la première fois à Paris, admise d’emblée dans le programme des concerts. La représentation de La Madone au théâtre Lyrique eut lieu en 1861. Le lendemain il perdait sa première femme. Il resta quelques années dans le silence, abandonnant le milieu artistique qui l’oublia peu à peu.

L’année 1865 marqua la rencontre avec Andrée Favel, une artiste du théâtre Italien et de l’Opéra Comique. Ils se marièrent le 11 novembre et entreprirent une tournée en Belgique. En 1871, il inaugura la conférence-concert. Le 10 juin 1878, il fit l’interpretation au Trocadéro de sa dernière œuvre : Sapho.

Il s’éteignit le 30 septembre 1884, à la suite d’une congestion pulmonaire, à Saint-Waast-la-Hongue. Son corps fut ramené à Paris et ses obsèques eurent lieu au Père-Lachaise le 4 octobre 1885. Il repose dans la 85e division, sa sépulture est ornée d’un médaillon et d’un buste en bronze.

Crédit photos : Annie_photos (APPL 2008)