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Peintres - Dessinateurs - Illustrateurs

NITTIS Joseph de (1846-1884)

11eme division (2eme ligne, Y, 22)
dimanche 2 mars 2008.
 

Le peintre des parisiennes

Issu d’une famille de riches propriétaires terriens, le jeune Giuseppe De Nittis, voit le jour le 25 février 1846, à Barletta (Province de Bari) montre une prédisposition précoce pour la peinture, mais son tempérament indépendant et frondeur l’entraîne bien vite hors des voies convenues.

En 1863, il est ainsi prématurément renvoyé de l’Académie des beaux-arts de Naples, dont il refuse l’enseignement conventionnel, et met à profit sa liberté retrouvée pour peindre d’après nature. Naples est alors l’un des centres les plus actifs pour le paysage de plein air.

C’est là que se réunissent dès le début du siècle les peintres de « L’école de Pausilippe », rénovateurs de la tradition de la veduta, puis, dans la deuxième moitié du XIXe, ceux de l’école de Resina (ou, comme l’appellera Domenico Morelli, la « République de Portici »), dont De Nittis fut, avec Frederico Rossano ou Marco de Gregorio, l’un des représentants.

« Chaque matin, raconte l’artiste dans ses Carnets, je sortais de chez moi pour aller chercher mes amis peintres Rossano et Marco de Gregorio, beaucoup plus âgés que moi. [...].Quelle belle période ! Il y avait tant de liberté ! Et la mer, le vaste ciel et les horizons infinis ! Au loin, les îles d’Ischia et Procida ; Sorrente et Castelmare nimbées dans une brume rosée qui, petit à petit, était dissoute par le soleil.

J. de Nittis, Auto Portrait

[...] Certaines fois, heureux, je restais sous des averses imprévues. Car, croyez-moi, l’atmosphère, moi, je la connais bien, je l’ai peinte tant de fois. Je connais toutes les couleurs, tous les secrets de l’air et du ciel dans leur essence intime ».

La place des Pyramides (1875)

Joseph de Nittis s’est éteint à Saint Germain en Laye le 21 août 1884, inhumé au Père-Lachaise, il repose dans la 11e division.