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Médecins - Chirurgien - Hommes de l’art

BECLARD Jules (1818-1887)

8eme division (1ere ligne, AC, 23)
samedi 23 février 2008.
 

Médecin anatomiste

Jules-Auguste Béclard fils de Pierre Auguste Béclard (1785-1825)est né à Paris le 17 décembre 1817. II fut d’abord interne à l’hospice de Charenton, mais ne tarda pas à se livrer à l’étude de l’anatomie et plus particulièrement de la physiologie, et après avoir pris son diplôme de docteur à Paris, en 1842, il concourut en 1844 pour l’agrégation dans la section d’anatomie et de physiologie et fut nommé.

Sa thèse avait pour titre : Des principes immédiats azotés et de leur distribution dans l’économie. Il commença bientôt un cours libre à l’école pratique et ses leçons, professées avec une grande clarté et un talent d’exposition remarquable, eurent un grand succès. Il suppléa Breschet et Bérard, publia en 1845 un mémoire remarqué, dans lequel il étudie l’influence de la température sur le développement comparé des systèmes organiques, et, en 1851, il lit à l’institut des Recherches expérimentales sur le mécanisme de l’absorption et sur les phénomènes de l’endosmose : ces deux travaux contiennent des recherches originales.

En 1856, Jules Béclard publie la première édition de son Traité de Physiologie humaine, ouvrage resté classique pour nos écoles de médecine et traduit dans la plupart des langues de l’Europe. En 1858, il communique à l’Institut deux mémoires sur l’influence de la lumière et des divers rayons du spectre sur le développement des animaux et, en 1860, il lit à ce corps savant un important travail sur la Contraction musculaire dans ses rapports avec la température animale.

En 1862, il était nommé membre de l’Académie ; la même année, secrétaire annuel et il succédait en 1873 à Dubois (d’Amiens) comme secrétaire perpétuel de cette compagnie savante, poste d’honneur qu’il occupa jusqu’à sa mort, avec une rare distinction.

Sa mort est survenue inopinément après quelques jours de maladie, le 9 février 1887 à Paris.

Il repose dans la 8e division dans la même sépulture que son père Pierre Auguste, ornée d’un buste en bronze.

Sources : Dr A. Dureau et divers.

Crédit photos : Annie_photos (APPL 2008)