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Peintres - Dessinateurs - Portraitistes

CAPET Marie Gabrielle (1761-1818)

11eme division (1ere ligne, W, 19)
mardi 19 février 2008.
 
Avec Marie Gabrielle Capet, on touche à l’exellence... Ce peintre délicat et peu connu, ormis les amateurs éclairés, mériterait que sa sépulture soit l’objet de soins de restauration...

Peintre pastelliste

Marie Gabrielle Capet voit le jour en 1761.

Artiste délicate, elle se spécialisa dans le pastel. La vie et l’œuvre de Marie-Gabrielle CAPET sont intimement liées à celle d’Adélaïde LABILLE GUIARD (1749-1803), et de François-André VINCENT (1746-1816).

Accueillie par le jeune couple lorsqu’elle arrive à Paris en 1781, M.G.Capet est formée par Labille-Guiard et devient vite son élève préférée.

L’amitié qui naît alors entre le couple Vincent-Guiard (Labille-Guiard ne deviendra Madame Vincent qu’en 1800) et la jeune Marie Gabrielle Capet, ne se démentira jamais.

M.G. Capet débute au salon de la Correspondance en 1781 et y expose jusqu’en 1785. En 1791 elle est l’une des vingt et une femmes artistes qui exposent pour la première fois au salon du Louvre.

Pendant les troubles révolutionnaires, alors que leur grande rivale Elisabeth Vigée-Lebrun quitte la France, les deux femmes restent à Paris et prennent ensemble le virage de la révolution, exposant souvent côte à côte au salon. Afin de ne pas porter ombrage à son amie, M.G. Capet, qui souvent avait pris une large part à la réalisation des portraits de Labille-Guiard, n’expose (du moins jusqu’en 1795) le plus souvent que des miniatures.

Puis, de plus en plus régulièrement, dans une technique dans laquelle elle excelle, le portrait au pastel de ses concitoyens, confrères ou amis, tels Labille-Guiard et Vincent bien sûr, mais aussi Chénier, les avocats Berryer et Demetz, le peintre Meynier.

Elle expose pour la dernière fois au salon de 1814. Outre le tableau que Labille-Guiard exposa au salon de l’an VI qui représente son élève, et plusieurs autoportraits, le visage de l’artiste nous est connu par le Portrait de Mme Labille-Guiard et ses deux élèves Melles Capet et Carreaux de Rosemond (1785, New York, The Metropolitan Museum), le Portrait de Marie Gabrielle peignant le Sénateur Vien (Munich, Alte Pinakothek) ainsi que par plusieurs dessins de Vincent (pour l’un, Paris, musée du Petit Palais).

Au salon de l’an VI (1798), Marie Gabrielle Capet ne montre qu’une seule facette de son talent en n’exposant que des miniatures, dont les portraits de Labille-Guiard et de Vincent.

De concert, son amie Labille-Guiard expose le portrait à l’huile de son élève favorite, « la citoyenne Capet peignant en miniature » (Collection privée) (3).

L’année suivante par contre, Capet présente à nouveau des portraits au pastel, dont le portrait de Suvée et plusieurs portraits au pastel.

On retrouve dans le portrait de Madame Frondart, outre l’acuité du regard présent dans ses meilleurs portraits, le plaisir du rendu des étoffes dont le souvenir des années passées à l’école de dessin de Lyon où les élèves s’appliquaient à établir des modèles de décorations pour des soieries, dût marquer la jeune artiste.

Marie Gabrielle Capet s’est éteinte à Paris en 1818, elle repose dans la 11e division.

Crédit photos : Annie_photos (APPL 2008)