Navigation







Compositeurs - Musiciens - Chanteurs

BERANGER Pierre-Jean de (1780-1857)

28ème division (5e ligne, Q, 10)
samedi 10 septembre 2005.
 

Le Roi d’Yvetot

Pierre-Jean de Béranger est né en 1780. Il passe sa jeunesse à Péronne dans le plus grand dénuement et une fervente admiration pour l’empereur Napoléon. Ce n’est qu’à la fin de l’Empire, en 1821, qu’il publie le Roi d’Yvetot qui lui apporte un succès d’estime et une certaine notoriété. Il en est de même pour les Infidélités de Lisette, parues la même année. Malheureusement, ses poésies n’attirent pas grand monde, il ne trouve pas d’éditeur. Béranger en fait donc des chansons et il devient ainsi le porte-drapeau du libéralisme en 1815. Ses chansons paraissent en recueils de 1815 à 1833. Il est poursuivi pour le deuxième et le quatrième, mais il sort grandit des procès qu’on lui intente. Il est l’un des instigateurs des journées de juillet 1830 (les trois Glorieuses). Il préfère alors une retraite paisible et glorieuse aux honneurs du régime de Louis-Philippe. Il décède en 1857.

Sa mort provoque un mouvement et une émotion populaire sans précédent au point tel que la police est obligée d’écarter la foule lors de ses obsèques.

Encore de son vivant, Béranger était considéré supérieur à Victor Hugo ou Alphonse de Lamartine.

De nos jours, ses recueils maintes fois réédités sont recherchés par les bibliophiles avertis. On lui doit aussi ma Biographie publiée en 1857 et une Correspondance posthume parue en 1860.

La concession où il repose en compagnie du tribun populaire Jacques-Antoine Manuel (1775-1827), fut achetée par le banquier Jacques Laffite dans la 28ème division.

Le médaillon est l’oeuvre de David d’Angers (1827)

Béranger, Les souvenirs du Peuple 1828