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Révolution - Empire - Restauration - Monarchie de juillet

VALLESTEROS (ou Ballesteros) Francisco, général (1770-1832)

28eme division (6e ligne, O, 33)
samedi 16 février 2008.
 
Ce personnage ennemi de l’empereur Napoléon, venu mourir en exil à Paris, porte le nom de VALLESTROS pour Jules Moiroux, de BALLESTEROS pour le dictionnaire des noms célèbres et P. Bauer, et encore de VALLESTEROS, pour D.Gabrielli et autre B. Beyern...

Lieutenant général espagnol

Vallesteros Francisco voit le jour à Saragosse en 1770. Homme politique et lieutenant général espagnol.

A 23 ans, il est premier lieutenant dans le régiment des Volontaires d’Aragon. Il se distingua dans la campagne de Catalogne contre les français après la mort du roi Louis XVI, et mérita par sa valeur le grade de capitaine.

En 1804, il est destitué pour avoir soustrait à son profit trois mille rations dans un achat considérable de fourrage. Il obtint, par l’intervention du Prince de la Paix, Emmanuel Goddoï, la place de Commandant des douaniers (Del Resguardo), dans les Asturies, poste qu’il occupait encore en 1808 lors de l’invasion des français.

La junte d’Asturies lui confia le commandement d’un régiment. Nommé brigadier, puis Maréchal-de-Camp, il acquit une grande réputation de talent et d’intrépidité. L’Espagne ayant sollicité l’aide de l’Angleterre, le gouvernement anglais exigea que le commandement général fût donné à Wellington. Vallesteros se soumis avec répugnance à la décision des Cortès qui y commentaient, éprouva des revers qui furent attribués au mécontentement et se vit obligé de se justifier par un « mémoire ».

En 1814, Ferdinand VII le nomma ministre de la Guerre, mais il ne conserva pas longtemps son poste et son portefeuille, victime de la disgrâce due sans doute à des intrigues de cour, fréquentes à la Cour d’Espagne. Il fut exilé à Valladolid, avec un traitement de demi-solde.

A l’époque de la révolution de 1820, il est toujours dans cette ville. Rappelé auprès de Ferdinand, il décida ce prince à donner une constitution à l’Espagne ; il avait été nommé vice-président de la junte provisoire. Lorsque les français commandés par le duc d’Angoulême entrèrent en Espagne, Francisco Vallesteros marcha contre eux avec dix mille hommes, mais fut obligé de capituler à Grenade, s’avança ensuite vers Cadix pour agir de concert avec les français, et s’y trouvait au moment de la délivrance du Roi.

Vallesteros demanda une audience au souverain qui la lui refusa, et qui donna même l’ordre de se retirer à Grenade. En 1823, il fut obligé de s’expatrier. Il vint à Paris où il mourut à la fin du mois de juin 1832.

Sa sépulture est ornée d’un buste en bronze, œuvre de Bra, il failli être volé et passa un long séjour dans les réserves de la conservation. Il réapparu en 2004, lors de l’exposition du Bicentenaire du Père Lachaise, à la Mairie du XXe arrondissement.

Le monument funéraire du général fut restauré peu après, dans un style quelque peu « kitch », le buste repris sa place. La grille entourant initialement le monument n’a pas été reposée. L’ensemble a été restauré par les soins de la Ville de Paris.

Au cours de l’expédition d’Espagne, le général espagnol Francisco BALLESTEROS (28ème division) est défait au combat de Campillo de Arenas.

En 1820, l’autoritaire roi d’Espagne, Ferdinand VII, se voit contraint suite à un soulèvement populaire, de remettre en vigueur la Constitution libérale de 1812 et de confier le pouvoir à des ministres libéraux.

Les pays de la Sainte-Alliance jugent qu’une Espagne républicaine serait une menace pour l’équilibre européen, et la France de Louis XVIII est désignée pour aller y réintroduire la monarchie absolue. Le 7 avril 1823, l’expédition française franchit la frontière. Le général espagnol Francisco BALLESTEROS (ou VALLESTEROS) commande les troupes de l’armée constitutionnelle destinées à défendre la Navarre et l’Aragon.

Le général MOLITOR le repousse en Aragon, le poursuit jusqu’à Murcie et Grenade, le combat victorieusement à Campillo de Arenas le 28 juillet et obtient sa reddition le 4 août. Jusqu’en novembre 1923, les troupes françaises livrent à travers toute la péninsule une série de combats victorieux face aux libéraux. Le principal fait de gloire de cette expédition est la prise du fort du Trocadéro qui défend le port de Cadix le 31 aout 1823.

Sources : Divers, Héphéméride du Père-Lachaise (FACEBOOK 2013)

1ere photo : avant restauration 2002

2eme photo : aprés restauration 2005

3eme photo : aprés restauration 2005