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Ecrivains - Poétes - Littérateurs

HEDAYAT Sadeq (1903-1951)

85eme division (Enclos musulman)
mercredi 30 janvier 2008.
 

Ecrivain iranien

Sadeq HEDAYAT est né à Téhéran le 17 février 1903. Il s’est suicidé à Paris (qu’il a aimé) le 10 avril 1951 .

Ses restes reposent dans "L’enclos musulman" du Cimetière du Père-Lachaise. Le grand romancier iranien repose sous un marbre noir, en forme pyramidale irrégulière. Un arbre déploie son feuillage au-dessus de lui.

L’Abîme et autres récits Sadeq Hedayat " Pratiquer le non-agir et tout restera dans l’ordre " : voilà la seule certitude de l’écrivain iranien Sadeq Hedayat (1903-1951), converti au bouddhisme. Tel est le sens des nouvelles recueillies dans l’Abîme, qui aurait aussi bien pu s’intituler la Méprise.

Naître et vouloir vivre, c’est la double méprise qui nous gouverne. Les personnages de Hedayat pataugent dans le malentendu. L’un se croit trahi, abandonne femme et enfant, l’autre s’éprend d’un mannequin en porcelaine, un troisième se tue par superstition, par dépit et défi, le dernier se précipite au rendez-vous avec sa maîtresse, mais se retrouve à visiter seul un cimetière.

L’homme - Hedayat ne se lasse pas de le répéter - est un " enterré vivant " auquel on a crié : "Va-t’en et meurs. " Seule la mort le rappellera à sa vérité première. Tant qu’il erre sur les confins de l’existence, il n’entend que la ritournelle de la méprise.

Dira-t-on de Sadeq Hedayat qu’il est un maniaque du morbide, qu’il n’écrit que sur la mort et pour les morts ? Il répondra : " Si sévèrement que les gens me jugent, ils ne savent pas que je me suis déjà jugé avec encore plus de sévérité, ils se moquent de moi et ignorent que je me moque d’eux encore plus. Je déteste et le lecteur et moi-même. "

Roland Jaccard

Crédit photo : Annie_photo (APPL 2008)