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LE MONUMENT CREMATOIRE OU CREMATORIUM

mardi 13 septembre 2005.
 
Monument incontournable pour les visiteurs, le crématorium est en pleine expansion. La crémation, parfaitement admise à notre époque, fait de plus en plus d’adeptes...

Le monument crématoire, ou crématorium, du Père-Lachaise fut longtemps le seul édifice de ce type à Paris. Il se compose d’une chapelle de style néo-byzantin et de quatre ailes formant le colombarium où sont déposées, dans des cases numérotées, les cendres des crématisés. On doit l’ensemble au travail à l’architecte Formigé, la construction datant de la fin du XIXe siècle (1887/1888).

L’histoire nous enseigne que depuis des temps immémoriaux, la crémation était employée dans les grandes civilisations d’Inde et d’Asie. L’inhumation étant l’apanage des hébreux, les premiers chrétiens suivirent l’exemple de ces derniers, perpétuant le souvenir de Jésus-Christ mis au tombeau.

Cette pratique disparut vers le IVe siècle. L’idée de la crémation réapparut en l’an V de la république française. Daubermesnil, dans la séance du Conseil des Cinq-Cents du 21 brumaire, déposa un projet de loi accordant à tous les citoyens la liberté de faire brûler leurs défunts. Ce projet fut renvoyé en commission et n’aboutit jamais. Deux ans plus tard sur le rapport du citoyen Cambry, membre de l’administration du département de la Seine, on adopta le 14 floréal an VII un projet d’arrêté prescrivant la crémation de tous les décédés non destinés à une sépulture particulière, et n’ayant pas fait volonté contre cette pratique.

Après le coup d’état du 18 brumaire et la réaction religieuse qui suivit, on fut dans l’impossibilité de faire appliquer cette décision . Il n’y eut plus que des crémations exceptionnelles, comme par exemple après la bataille de Paris en 1814 où l’on brûla 4 000 cadavres, ou à Sedan en 1870.

En date du 14 août 1874, le conseil municipal adopta dans sa délibération l’article invitant le préfet « à prendre les mesures nécessaires pour ouvrir un concours dont la durée sera de six mois, dans le but de rechercher le meilleur procédé pratique d’incinération des corps ou tout autre système conduisant à un résultat analogue ».

Par ordonnance du 28 juillet 1885, le Préfet de Police modifia, en vue de l’incinération des débris d’Hôpitaux les prescriptions de l’ordonnance de Police du 23 septembre 1834.

De nos jours, la crémation fait de plus en plus d’adeptes, cette pratique n’étant désormais plus diabolisée par l’Eglise, malgré ses réticences.

Histoire de la crémation

Site officiel du Crématorium du Père Lachaise

Crédit photo : Hugo_photo/Annie_photos (APPL 2005-2008))

Photos construction du crématoire : Le Petit Journal (1887) et le Petit Parisien (1887) Coll.particulière R. D.F