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Révolution - Empire - Restauration - Monarchie de juillet

BETEILLE Jean Alexis général baron (1763-1847)

1ere division (Tombe disparue)
mardi 27 novembre 2007.
 

Général baron de l’Empire

Jean Alexis Beteille est né en 1763. Militaire engagé volontaire, il devint général. Il fut élevé au rang de baron de l’Empire.

Sur le champ de bataille de Villodrigo le 23 octobre 1812, après le combat déchaîné qui opposa l’avant-garde de l’armée française et les dragons rouges britanniques, le Général de Cavalerie Jean-Alexis Béteille, Commandant de la première Légion de Gendarmerie d’Espagne et ancien combattant des campagnes d’Italie et d’Egypte où il s’était illustré avec bravoure, gît sur le sol boueux, plein d’hémoglobine, la tête, l’abdomen et les bras transpercés par douze coups de sabre.

Laissé pour mort, il est sauvé par un de ses lieutenants qui - selon la légende - reconnu la couleur de ses chaussettes. Malgré son état, Béteille survécu et fut décoré de la croix d’Officier de la Légion d’Honneur des mains même de l’Empereur Napoléon 1er qui l’éleva au rang de baron d’Empire, bien qu’il ne reçu jamais les lettres patentes confirmant son titre de noblesse.

Le 13 février 1847, il mourut paisiblement à l’âge de 83 ans.

Rodez. Le retour du général Béteille

Revue de presse : Publié le 10/10/2009 13:11 | LaDepeche.fr

Général et baron d’empire, il a donné son nom à la caserne de gendarmerie et à une rue de sa cité natale. Il était enterré au Père Lachaise dans la 1ere division.

Les cendres du général Béteille (1763-1847), enfant de Rodez mort à Paris et inhumé au célèbre cimetière du Père Lachaise, vont être très bientôt rapatriées dans la capitale du Rouergue.

Une cérémonie sera organisée le 23 octobre prochain, jour anniversaire de la bataille de Villodrigo (1812), un sanglant épisode de la guerre d’Espagne qui vit la défaite des redoutables dragons anglais opposés à l’avant-garde de l’armée française.

Jean Alexis Béteille fut de ce combat féroce. Le Ruthénois, laissé pour mort sur le champ de bataille, fut retrouvé inconscient, couvert de sang, percé à l’abdomen, à la tête et aux bras, de douze coups de sabre. La légende veut qu’un de ses lieutenants ait identifié Béteille en reconnaissant la couleur de ses chaussettes (il aurait été dépouillé et sans doute privé de ses bottes).

Bien que grièvement blessé, le soldat survécut et reçut, des mains de Napoléon 1er en personne, la croix d’officier de la Légion d’honneur. Pas chiche, l’empereur le fit en outre baron.

Né en 1763 dans la capitale du Rouergue, Béteille, engagé volontaire, gravit tous les échelons pour finir général de cavalerie en cette époque riche de batailles qui permettaient, outre de périr rapidement ou d’être affreusement mutilé, de s’illustrer et d’obtenir donc de fulgurantes promotions.

Jean Alexis Béteille est mort dans son lit, le 13 février 1847, sans laisser de descendance. Non entretenu depuis des lustres, le tombeau menaçait ruine et la dépouille du général avait été exhumée et placée dans un reliquaire. Les restes du général vont rejoindre une sépulture ruthénoise.

Sources : Les Gloires militaires de la France, Charles Mulliè, Paris 1852 et divers.

La Dépeche.fr (10/10/2009.