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Peintres - Dessinateurs - Illustrateurs

VALENCIENNES Pierre Henri de (1750-1819)

20eme division (4eme ligne, V, 20)
dimanche 25 novembre 2007.
 

Peintre d’histoire

Pierre-Henri de Valenciennes voit le jour à Toulouse le 6 décembre 1750, il y étudie la peinture à l’Académie royale de Toulouse en 1770-1771, se rend en Italie une première fois en 1769, s’installe à Rome de 1777 à 1785 et revient finalement s’établir à Paris en 1785-1786 où se déroulera la plus grande partie de sa carrière.

En Italie Valenciennes exécute des études en plein air qui témoignent d’une sensibilité nouvelle devant la nature. S’il insiste sur l’importance du travail sur le motif, son intérêt principal reste le paysage historique, qu’il s’efforcera de faire triompher tout au long de sa carrière. Pour lui l’étude en plein air est essentielle, mais comme préalable à la réalisation, en atelier, de ces compositions historiques. Ses efforts seront couronnés par la fondation, en 1816, d’un prix du Paysage Historique à l’École royale des Beaux-Arts, prix qui sera supprimé en 1863.

Pierre-Henri de Valenciennes exerce également son influence comme théoricien et pédagogue. En Italie il a étudié la perspective. Il donne des cours de perspective à l’École On le considère comme un des précurseurs du paysage moderne. Dans ce genre, il fut non seulement un artiste de grand talent, mais aussi un théoricien qui nota ses idées dans ses Réflexions sur la peinture et le paysage. Il meurt à Paris, le 16 février 1819.

Auto portrait de Pierre Henri de Valenciennes...

Oublié quelques décennies après sa mort, Valenciennes exercera pourtant une profonde influence sur les polytechnique et fait paraître en 1800 les Éléments de perspective pratique à l’usage des artistes, suivi de Réflexions et Conseils à un Élève sur la Peinture et particulièrement sur le genre du Paysage. A partir de 1812, il enseigne également la perspective à l’École impériale des Beaux- Arts. Il ouvre son propre atelier où, entre 1795 et 1800, il forme entre autres Jean-Victor Bertin et Achille Etna Michallon, eux-mêmes futurs maîtres de Corot, et Louis-François Lejeune en utilisant ses nombreuses études de plein air comme base de son enseignement.

Décédé le 9 février 1819, il est enterré au Cimetière du Père-Lachaise dans la 20e division..

Sources : Encyclopedia Universalis, Pierre-Henri de Valenciennes