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Révolution et Empire

LA BEDOYERE Charles Huchet général comte de, (1786-1815)

16eme division
mardi 18 octobre 2005.
 

Une victime de la terreur blanche (1815)

Charles Angélique François Huchet, comte de La Bédoyère est né à Paris le 17 avril 1786. Sa fidélité à l’Empereur le conduit jusqu’au peloton d’exécution, il paiera de sa vie son dévouement et sa loyauté à Napoléon et à la parole donnée.

La Bédoyère commence sa carrière militaire en 1806 comme gendarme d’ordonnance.

Il devient ensuite aide de camp de Lannes et se fait remarquer par son courage et sa témérité lors du siége de Ratisbonne en montant à l’assaut des murs le 23 avril 1809.

A Essling, il est blessé aux côtés de Lannes. Il est nommé colonel la veille de la bataille de Lutzen où il s’illustre particulièrement. Il se distingue aussi à Bautzen. Il est de nouveau blessé à Colberg et doit rentrer en France.

La Bédoyère se marie, sa belle-famille, très légitimiste lui fait obtenir à la première restauration, la croix de Saint-Louis et le commandement de la garnison de Grenoble.

Mais, sa fidélité va le conduire à sa perte. En 1815, lors du « vol de l’aigle » le ralliement du 7eme de ligne, à Vizille, est déterminant et gagne à la cause de l’empereur de nombreuses autres unités. En récompense de sa fidélité, La Bédoyère est promu général de brigade, aide de camp de l’Empereur et fait pair de France.

C’est l’un des derniers à abandonner le champ de bataille de Waterloo au soir de la défaite. Revenu à Paris, il se bat pour conserver les droits du Roi de Rome. Son courage et ses prises de position en faveur de l’Empire et ses réflexions de mépris envers les partisans de la royauté lui valent d’être inscrit en seconde position sur la liste des proscrits juste après le maréchal Ney.

Le 8 août 1815, il est arrêté, traduit en conseil de guerre, condamné le 15, et malgré les supplications de sa femme et de son fils, La Bédoyère est fusillé dans la plaine de Grenelle, avec son courage légendaire face au peloton.

Etat de la plaque avant restauration (1987)

Les héritiers de La Bédoyere ont été couchés sur le testament de l’Empereur. En 1816, Napoléon déclare à Las Cases « La Bédoyère était éminemment Français ; il fut guidé par les sentiments les plus nobles et les plus chevaleresques dans la démarche qu’il fit à Grenoble ; dévouement alors admirable, car tout était douteux. »

Sa sépulture est ornée d’un bas-relief en marbre restauré il y a peu. Cette tombe fut pendant la restauration et le règne de Charles X, le point de rendez-vous de tous les anciens soldats de la révolution et de l’Empire.