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Révolution - empire - Restauration

GAIL Jean Baptiste, (1755-1829) GAIL Sophie 1775-1819)

17eme division (U, 28)
jeudi 22 novembre 2007.
 

Helléniste de renom

Cantatrice et virtuose

Jean-Baptiste Gail, voit le jour à Paris le 4 juillet 1755. c’est un helléniste français, membre de l’Institut, époux de Sophie Gail et père de Francisque Gail.

Sophie Gail est née le 28 août 1775 Paris et décédée le 24 juillet 1819 à Paris. C’était une Cantatrice et compositrice.

Fille de Marie-Louise Adélaïde Colloz (famille de juristes et de serviteurs de l’État) et de Claude-François Garre (1730-1799), chirurgien & major de l’École royale militaire de la Grande et Petite Écurie. Chirurgien ordinaire du roi, membre du Collège de chirurgie et Académicien, associé à l’Académie d’Angers.

Elle semble avoir été dès l’enfance une bonne pianiste. Elle publie sa première romance à l’âge de 14 ans.

Elle épouse à 19 ans et demi l’helléniste Jean-Baptise Gail (1755-1829) de 20 ans son aîné, éditeur entre autres de L’Histoire grecque de Thucydide parue en 1807 .

Ils ont un fils, Jean-François Gail (1795-1845), qui suivra la carrière de son père jusqu’au Collège de France, et qui composera des romances humoristiques, il sera le parolier de très nombreuses chansons à la mode (particulièrement pour Chérubini).

On doit à Jean Baptiste Gail la propagation des lettres grecques en France au début du XIXe siècle. Il fut conservateur de la biblotêque Royale.

Professeur adjoint au Collège de France en 1791, il est nommé titulaire en 1792. Pendant la Révolution, il ne se mèle pas à la politique et s’efforce seulement de garder ses postes.

En 1815, Louis XVIII le nomme conservateur des manuscrits grecs de la Bibliothèque royale, ce qui provoque l’hostilité des conservateurs en place, qui avaient proposé un autre candidat. De longs échanges par revues interposées s’ensuivirent, notamment avec P.-L. Courier.

Jean-Baptiste Gail était un travailleur acharné et on peut lui attribuer le regain des études grecques après la Révolution.

Il a publié des éditions de Xénophon et de Théocrite (1828). Il est également l’auteur de manuels scolaires s’appuyant sur les méthodes pédagogiques de Port-Royal. Il a publié Le Philologue, recueil de communications faites à la classe de langues anciennes et d’histoire de l’Institut de France dont il était membre depuis 1809, et portant sur la grammaire, la géographie, l’archéologie et la littérature grecques.

Jean Baptiste Gail est décédé à Paris le 5 février 1829, il repose dans la 17e division.La sépulture renferme aussi les dépouilles mortelles de Sophie Gail et de jean François Gail.

Sources : La France littéraire de Joseph Marie Quérard (1829). Encyclopédia Britannica, édition 1911. et divers.

Illustrations : BNF - Tombe des époux Gail en 1830.