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Révolution et Empire

GOUVION-SAINT-CYR Laurent, maréchal de France (1764-1830)

37eme division (1ere ligne, R, 34)
lundi 12 septembre 2005.
 

Maréchal de France

LE GENERAL DIX MILLE HOMMES

Laurent Gouvion, fils d’un tanneur de Toul, est un tactitien hors pair, sans doute le plus intelligent et le plus intellectuel des maréchaux de l’Empire. Il manifeste très tôt des dispositions pour la peinture, le dessin et les arts en général. C’est un républicain convaincu acquis aux idées de la révolution qui s’engage en septembre 1792 dans le 1er bataillon des chasseurs de Paris sous le nom de Gouvion-Saint-Cyr. Il se distingue rapidement aux armées du Rhin et de Moselle, gagnant ses étoiles de général de brigade en 1794 et de général de division en septembre de la même année. Il commande l’armée de Rome et en 1800, celle du Rhin. Il prend Fribourg et contribue à la victoire de Hohenlinden.

Napoléon l’écarte pour cause de républicanisme, Gouvion-Saint-Cyr végète de 1803 à 1808 dans des postes subalternes sans intérêt . Envoyé en Espagne en 1808, il s’empare de Rosas et de Barcelone. Ayant contesté les ordres de Berthier, malgré ses succès, il est mis aux arrêts en 1809, traversant encore une période néfaste. Il est rappelé par l’Empereur en février 1812 pour lui donner le commandement du 6eme corps bavarois de la Grande armée, en Russie. Il est vainqueur à Pototlk sur Wittgenstein, où il reçoit alors le titre et le bâton de maréchal. Enfermé dans Dresde en 1813, il soutient un siége sévère et difficile et ne capitule qu’après avoir brûlé toutes les munitions. Il reste prisonnier à Carlsbad jusqu’en juin 1814.

Il se rallie à Louis XVIII qui le fait pair de France pendant la première Restauration. Il reste fidèle au Roi pendant les Cent-Jours, et en est récompensé par le poste de ministre de la Guerre et ce, à plusieurs reprises, de 1815 à 1819. Il laisse son nom aussi en tant que réorganisateur de l’armée Française. En 1818 le 10 mars, il fait voter une loi qui porte son nom et qui réforme l’armée française, rétablissant la conscription. Ses consignes resteront en vigueur jusqu’au premier conflit mondial. Néanmoins, décrié par les Ultras royalistes qui voient en lui un républicain pur et dur, il démissionne en 1819. Il se retire alors sur son domaine et rédige ses mémoires. On lui doit plusieurs ouvrages d’histoire militaire sur les campagnes de la révolution et de l’Empire.

Il meurt à Hyères le 17 mars 1830 des suites d’une attaque d’apoplexie. Sa sépulture, entièrement restaurée, est surmontée de sa statue dont le nez fut cassé d’un coup de pierre. C’est un des monuments les plus visités par les nostalgiques de l’Empire.