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Révolution et Empire

MACDONALD Alexandre, maréchal de France (1765-1840)

37ème division (1ere ligne, Q, 34)
lundi 12 septembre 2005.
 

L’ALCESTE SOLDAT

Etienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald est issu d’une famille de la petite noblesse écossaise jacobite exilée en France à la suite des Stuarts.

Il est né le 17 novembre 1765. Il s’engage en 1784 dans la légion irlandaise de Maillebois, puis au régiment d’infanterie de Dillon. Il est sous-lieutenant en 1789, capitaine en 1792. Il se distingue à Jemmapes le 6 novembre 1792.

L’année suivante le voit colonel, puis général de brigade en août 1793. Sous les ordres de Pichegru, il fait la campagne de Hollande. Cela lui vaudra le grade de général de division en 1796.

Il est nommé gouverneur de Rome et des états de l’église en juillet 1798 et bat le général Mack et l’armée austro-russe. Il prend ensuite la tête de l’armée de Naples en 1799. La même année, il affronte, lors d’une manœuvre pour rejoindre le général Moreau, l’armée russe de Souvorov, deux fois plus puissante que la sienne et résiste trois jours.

En 1802, il est nommé ambassadeur extraordinaire au Danemark. Pour avoir défendu le général Moreau, il tombe en disgrâce en 1803-1804. L’Empereur ne le rappelle au service qu’en 1809. Pourtant Macdonald est un homme sérieux, honnête et loyal.

Il se distingue à Raab, Wagram dont il est un des artisans. Au lendemain de cette bataille sanglante, Napoléon le fait maréchal et duc de Tarante. En 1810 et 1811, il commande l’armée de Catalogne et force Figueras à capituler. Il participe aux campagnes de Russie et d’Allemagne, mais il est battu par Blücher à la Katzbarch le 28 août 1813.

En 1814, il soutient jusqu’au bout la succession du Roi de Rome et ne se rallie aux Bourbons que lorsque tout espoir est perdu. Il est nommé Pair de France la même année et reste loyal à Louis XVIII pendant les Cent Jours. Refusant de soutenir l’Empereur, il sert dans la garde nationale comme simple grenadier.

La seconde Restauration le nomme ministre d’état et grand chancelier de la Légion d’honneur du 2 juillet 1815 au 11 septembre 1831. Il se retire à Courcelles-le-Roi et y meurt de maladie le 25 septembre 1840.