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Révolution et Empire

VICTOR Claude-Victor Perrin dit, maréchal de France (1764-1841)

17eme division (3eme ligne)
mardi 18 octobre 2005.
 

"BEAU SOLEIL ou BELLE LUNE"

Claude Victor Perrin dit « Victor » est né à Lamarche dans les Vosges, le 7 décembre 1764, d’un père notaire royal au tribunal de Bassigny.

Il entreprend des études de droit, mais ayant peu de goût pour cela, il s’enrôle comme tambour le 16 octobre 1781 au régiment d’artillerie de la Fère.

Victor quitte l’armée en 1789 et devient épicier à Valence. En 1792, l’appel des armes est le plus fort, il reprend du service et s’engage dans le 3eme bataillon de la drôme. Il est capitaine en août 1792 et lieutenant-colonel des volontaires des Bouches du Rhône. Affecté à l’armée d’Italie, il se bat à Coazara puis au siège de Toulon en 1793.

En décembre 1793 il est général de brigade. En 1795-1796, il commande l’avant-garde de l’armée d’Italie sous Bonaparte. Il combat à Loano, cossaria, Dégo et Mondovi. On le retrouve également à Castiglione. Le 10 mars 1797, il est nommé général de division.

Il se bat à Vérone face à 30 000 autrichiens, puis à la Trébie et à Fossano. Le 18 mars 1800 Bonaparte le place à la tête de l’armée de réserve, Victor joue un rôle primordial à Montebello et à Marengo. Il commande ensuite la Hollande. Gouverneur de Louisiane en 1802, il ne rejoint pas son poste.

Il est envoyé comme ambassadeur au Danemark le 19 février 1805. Mais, il réintègre vite l’armée n‘étant pas doué pour la diplomatie. Il est à Saafeld, Iéna, Graudentz et Friedland comme chef d’état-major de Lannes. C’est à la suite de Friedland qu’il gagne son bâton de maréchal, le 19 juillet 1807. En septembre de la même année, il est fait duc de Bellune et part prendre son commandement en Espagne où il bat le général anglais Blake à Espinosa de Los Monteros.

Il bat de même l’armée du duc de l’Infantado et remporte la bataille de Medellin le 28 mars 1809. Victor reste en Espagne jusqu’en 1812, il est battu par Wellington à Talavera. Pendant la campagne de Russie, il commande l’arrière garde de la Grande Armée à la Bérézina. En Allemagne il s’illustre à Dresde, à Lepzig et à Hanau.

En 1814, lors de la campagne de France, il combat à Brienne, mais ayant tardé à rejoindre Montereau il est destitué de son commandement par l’Empereur, vexé, Victor propose alors à Napoléon de servir comme simple soldat. Surpris par cette réaction, Napoléon le place à la tête de deux divisions de la Jeune-Garde.

A la restauration, Victor se rallie à Louis XVIII, qui le fait Pair de France le 4 juin 1814. Il reste fidèle aux Bourbons pendant les Cent-Jours, rejoignant le Roi à Gand.

Il est rayé de la liste des maréchaux par l’Empereur. Après Waterloo, il préside le conseil de guerre chargé de juger les officiers ralliés à Napoléon.

Victor vote la mort du maréchal Ney. Le 14 décembre 1821, il est nommé ministre de la Guerre, le 23 octobre, ministre d’état. Il refuse de se rallier à la monarchie de juillet.

Il meurt de maladie à Paris le 1er mars 1841.