Navigation







IIe République - Second Empire - IIIe République

GAULTHIER DE RUMILLY Hippolyte (1792-1884)

49eme division (11eme ligne, Q, 12)
jeudi 1er novembre 2007.
 

Homme politique

Louis Madeleine Clair Hippolyte Gaulthier de Rumilly voit le jour le 8 décembre 1792.

C’est un homme politique français, qui exerça la profession d’avocat.

Il fut élu représentant du peuple en 1848.

Il occupa le poste de sénateur, Conseiller général de la Somme, conseiller d’état et député de la Somme.

Il fut élu au Sénat le 13 décembre 1875.

Gaulthier de Rumilly est décédé à Paris le 30 janvier 1884. Il repose dans la 49e division, sa tombe est ornée d’un médaillon en bronze par Osbarch.

Discours de M. Gaulthier de Rumilly

Procès verbal de la première séance du Sénat, le 8 mars 1876.

Discours de M. Gaulthier de Rumilly, doyen d’âge

La séance est ouverte à deux heures et demie.

M. le Président prononce l’allocution suivante, fréquemment interrompue par les marques d’approbation de l’assemblée :

" Messieurs les Sénateurs,

ppelé comme doyen d’âge, à la Présidence provisoire du Sénat, j’accomplis un devoir qui devient un grand honneur à la fin de ma longue carrière parlementaire. Car cette assemblée réunit des hommes éminents, dont les noms chers à nos armées, aux sciences, aux lettres, à l’agriculture, à l’industrie, à la magistrature, au barreau, attestent, l’expérience, le savoir et les services rendus au pays.

Issu, par le choix d’une grande Assemblée et de toutes les communes de France, au sein de la Nation, le Sénat nouvellement élu reçoit par son origine même une puissance que ne pouvaient obtenir les assemblées sénatoriales précédentes qui n’émanaient que du pouvoir d’un seul.

La France, rassemblée deux fois dans ses comices électoraux, vient avec la résolution, la fermeté et avec le calme qui caractérise la

constance de la volonté, de consacrer de nouveau par ses votes la Constitution républicaine, devenue la base solide du Gouvernement de M. le Maréchal de Mac Mahon, le Président constitutionnel de la République légalement organisée.

La France a parlé.

La République est fondée.

La Constitution est une vérité.

Le Gouvernement du pays est assuré, et désormais le pouvoir trouvera une direction sûre par l’appui de majorités certaines.

Modérateur des pouvoirs publics par les hautes attributions qui lui sont confiées, le Sénat, gardien fidèle de la Constitution, sera aussi l’interprète expérimenté et vigilant des besoins réels du pays, des progrès nécessaires et de leur opportunité reconnue.

Je salue donc en ce jour d’inauguration des deux grandes Assemblées nouvelles, une ère d’apaisement, de paix, de sécurité, pour tous les intérêts, et de prospérité publique durable.

Après avoir traversé des temps souvent difficiles, quelquefois désastreux, j’entrevois pour notre chère patrie des jours plus heureux et un avenir rassurant, par la prudence et le dévouement de M. le Maréchal de Mac Mahon, Président de la République, par la sagesse des deux Assemblées, par l’utile harmonie de ces trois pouvoirs qui, par l’union de leurs sentiments patriotiques, sauront consolider la paix au dedans comme au dehors, réparer les fautes commises, et feront reprendre à la France le rang légitime qui lui appartient, après s’être relevée noblement des blessures qu’elle a supportées avec autant de courage que d’honneur. "

Il repose dans la 49e division, sa sépulture est ornée d’un médaillon en marbre, oeuvre de Osbach.

Sources : archives du Sénat - J. Moiroux, Paris 1909 et divers.

Photos : Wikimédia Commons (P-Y Beaudoin)

(APPL 2016)