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Révolution - Empire - Restauration

GARRAN DE COULON Jean Philippe, comte (1748-1816)

27eme division (1ere ligne, R,30)
jeudi 1er novembre 2007.
 

Homme politique, membre du conseil des Cinq-cents

Jean Philippe Garran de Coulon voit le jour à Saint-Maixent, le 10 avril 1749.c’est un homme politique français, secrétaire d’Henrion de Pansey et avocat à Paris.

Jean Philippe Garran de Coulon prend part à l’agitation précédant la réunion des états généraux et est élu député suppléant du tiers état de Paris. Membre du comité insurrectionnel, c’est lui qui livre Jacques de Flesselles à la populace qui l’assassine.

Membre de la première puis de la seconde Commune de Paris, il en dirige le comité de recherches, c’est-à-dire la police, et présente l’insurrection du 14 juillet 1789 comme une conspiration de la Cour.

C’est encore lui qui dénonce Thomas de Mahy de Favras en décembre 1789. Élu en 1791 au Tribunal de cassation des Deux-Sèvres, il n’y séjourne guère, ayant été élu député à l’ Assemblée législative par Paris. Il y intervient en faveur des hommes de couleur, conteste au président le droit d’imposer silence au public des tribunes, demande l’élection des juges , mais dénonce aussi la mise en accusation des émigrés comme contraire à la Déclaration des droits de l’homme, exige l’amnistie pour les Suisses de Châteauvieux condamnés aux galères.

Accusateur public près la Haute-Cour d’Orléans, il laisse Claude Fournier-L’Héritier enlever les prisonniers qui devaient être transférés à Semur et les ramener sur Paris pour les livrer aux massacreurs à Versailles (9 septembre 1792).

Élu député à la Convention par le département du Loiret, Jean Philippe Garran de Coulon se montre beaucoup plus modéré, ne vote pas la mort du roi, demande un vote à la majorité des deux tiers, et se fait oublier au Comité de législation durant la Terreur.

Sous la Convention thermidorienne, il fait accuser Philippe Rühl mais défend Jean-Baptiste Drouet, ne cache pas sa joie de l’échec des émeutes parisiennes.

Au Conseil des Cinq-Cents comme représentant de la Loire-Inférieure, il défend Napoléon Bonaparte accusé par Dumolard à propos de l’occupation de Gênes et de Venise, adhère au Coup d’État du 18 brumaire an II (9 novembre 1799).

Sous l’empire,il entre au Sénat, et fait comte d’Empire.

J.P. Garran de Coulon est mort à Paris, le 19 novembre 1816. il repose dans la 27e division.

Sources : Portail de la Révolution française et divers