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Révolution et Empire

LEFEVRE François Joseph, maréchal de France (1755-1820)

28ème division
lundi 12 septembre 2005.
 

Maréchal de France

François Joseph Lefèvre (Feber de son vrai nom) est né à Rouffach le 25 octobre 1755 d’un père meunier et garde-champêtre. Il est d’abord clerc de procureur, mais ne se sentant pas attiré par cet emploi, il s’engage dans les Gardes-Françaises en 1773 à l’âge de dix huit ans. Il épouse en 1783 une blanchisseuse alsacienne illettrée, Catherine Hubscher, passée à la postérité sous la plume de Victorien Sardou sous le nom de "Madame Sans-Gêne". Elle donna quatorze enfants au maréchal dont douze fils.

En 1789, il est sergent. Il entre comme lieutenant dans la Garde Nationale de Paris. C’est lui qui favorise la fuite des tantes du Roi et qui assure la protection de la famille royale après la tentative manquée de fuite à Saint-Cloud. On le retrouve capitaine au 13ème bataillon d’infanterie légère, il sert sous Hoche avant d’être nommé général de brigade en décembre 1793. Il reçoit plusieurs comandements d’avant-garde d’armées. Il bat les Autrichiens à Apach, à Sainte-croix, à Nadelange et contribue à la victoire de Fleurus.

Il soutient Bonaparte le 18 brumaire et c’est lui, avec Murat, qui fait investir et chasser les députés du conseil des Cinq-Cents. Il est sénateur en 1800, promu maréchal d’empire en mai 1804. Il est à Iéna où il commande l’infanterie de la Garde Impériale : le 24 mai 1807, après un siége éprouvant, il prend Dantzig défendue pourtant par 18 000 prussiens et 3 000 russes. Il prend part à toutes les campagnes de l’Empire, remporte les batailles de Durango, Bilbao, Santander, d’Espinosa et de Ségovie en Espagne. Il est également à Eckmül et à Wagram.

Pendant la campagne de Russie, il est commandant en chef de la Vieille Garde, marchant toujours à la tête de ses troupes. Il s’illustre pendant la campagne de France en 1814, à Montmirail, Champaubert et à Montereau. A la Restauration, il est fait Pair de France. En disgrâce après waterloo, il retrouve sa pairie en 1819.

Il meurt de maladie à Paris le 14 septembre 1820. Il repose au Père-Lachaise prés du tombeau de Masséna selon son souhait. Son épouse repose avec lui dans un tombeau restauré depuis peu.

Sources : Charles Mulliè, Les gloires militaires de la France, Paris 1852.