Navigation







Second Empire - Expédition du Mexique

ALMONTE Juan Nepomucèno général (1803-1869) (65)

65eme division (1ere ligne, X, 6)
mercredi 31 octobre 2007.
 

Général et diplomate mexicain

Juan Nepomuceno Almonte, voit le jour le 15 mai 1803 à Necupétaro (Michoacán) au Mexique. C’était un militaire et un homme politique mexicain.

Fils naturel de José María Morelos, héros de l’indépendance du Mexique, et d’une indienne, Brigida Almonte, il accompagne son père dans ses campagnes et au cours de ses missions diplomatiques avec les représentants des États-Unis. Il étudie à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, où il apprend l’anglais et travaille chez un commerçant. Il doit revenir au Mexique à la mort de son père, fusillé le 22 décembre 1815 à San Cristóbal Ecatepec.

Après la signature du plan de Iguala, en 1821, il rejoint les insurgés au Texas jusqu’à l’exécution, en juillet 1824, de Agustín de Iturbide, qui avait été proclamé empereur du Mexique. De retour au Mexique, il part immédiatement pour Londres où il est chargé d’assister l’ambassadeur José Mariano Michelena qui doit signer un accord commercial avec l’Angleterre, le premier traité du nouvel État indépendant.

Almonte est élu au congrès mexicain en 1830, il édite aussi un journal dans lequel il accuse le président Anastasio Bustamante d’accepter l’ingérence de pays étrangers dans les affaires nationales. Menacé d’être arrêté, il se réfugie à la Nouvelle-Orléans puis se réconcilie avec Bustamante qui le nomme en 1831 secrétaire de la légation extraordinaire mexicaine, sorte d’ambassadeur itinérant en Amérique du Sud.

Trois ans plus tard, il participe à la commission chargée de négocier le partage de la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Le vice-président Valentín Gómez Farías le charge alors d’une mission d’inspection au Texas, puis le nomme aide de camp du général Santa Anna. Il accompagne ce dernier en opération militaire et participe au siège de Fort-Alamo. Les deux hommes seront retenus prisonniers pendant deux mois avant d’être envoyés à Washington D.C. où ils réussissent à s’entretenir avec le président américain Andrew Jackson.

Libéré en 1837, il est envoyé en Europe où il dirige la légation mexicaine à Londres et à Bruxelles. De retour à Mexico deux ans plus tard, il est nommé secrétaire à la Guerre et à la Marine, et épouse en 1840 Dolores Quesada, avec lequel il aura une fille prénommée Guadalupe.

Entre 1841 et 1845, il est ministre plénipotentiaire à Washington. Mais l’annexion du Texas par les États-Unis, en 1845, l’amène à retourner au Mexique. Il fait une escale à Cuba, où s’est exilé Santa Anna, et le persuade de revenir. Alors que la Guerre américano-mexicaine s’achève, Almonte est nommé secrétaire à la Guerre. Avec quelques officiers, il tente de renverser en février 1847 le président Gómez Farías. L’opération échoue et Almonte est enfermé à la prison de Santiago Tlaltelolco.

Une fois libéré, il devient sénateur d’Oaxaca puis représentant du Mexique aux États-Unis. En 1856, il repart pour l’Europe où il représente son pays en Angleterre, en France et en Espagne. Il fréquente alors les milieux favorables à une intervention étrangère au Mexique pour y établir une monarchie, envisageant un moment d’accéder lui-même au trône du futur royaume.

Proche des conservateurs et opposé aux libéraux mexicains, il s’engage d’abord, en 1859, à rembourser la dette mexicaine à l’Espagne en échange d’un soutien contre ses adversaires politiques, puis approuve en 1861 l’expédition du Mexique décidée par les puissances européennes contre le régime du président Benito Juárez.

Accompagnant les troupes françaises, il se proclame président du Mexique par intérim en mars 1862 avant d’appuyer le projet français visant à établir l’archiduc Maximilien empereur du Mexique, lequel le nommera représentant personnel auprès de Napoléon III, où il plaide en faveur du maintien des troupes françaises au Mexique. Suite à l’échec de l’occupation française, considéré comme « traître à la patrie mexicaine », il s’installe à Paris où il résidera jusqu’à sa mort, le 21 mars 1869.

Il repose dans une chapelle de la 65e division, en mauvais état, qui aurait bien besoin d’une restauration.

Sources : Jules Moiroux. Paris 1909. Wikipédia et divers.

Crédit photo : Jacques Senaève