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Sciences et Techniques - Naturalisme

HOUTOU de la BILLARDIERE Jacques Julien (1755-1834)

41eme division (1ere ligne, L, 30)
mardi 30 octobre 2007.
 

Voyageur et naturaliste

Jacques-Julien Houtou de La Billardière, voit le jour le 28 octobre 1755 à Alençon. C’est un botaniste français.

Il étudie la médecine à Montpellier et Reims et passe son doctorat à Paris en 1755. Il s’oriente vers l’histoire naturelle et étudie en Grande-Bretagne avec Sir Joseph Banks (1743-1820) et Sir James Edward Smith (1759-1828). Après avoir herborisé dans les Alpes et le Dauphiné, il est chargé d’une mission à Chypre, en Syrie et au Liban. Le 18 août 1792, il est nommé correspondant de l’Académie royale des sciences.

En 1792, il prend part, sous les ordres de Bruny d’Entrecasteaux, à la mission chargée de tenter de retrouver en Océanie les vaisseaux La Boussole et L’Astrolabe de l’expédition de La Pérouse. Malgré l’échec de cette mission, les vaisseaux de l’expédition de secours effectuent une reconnaissance du sud-ouest de l’Australie, de la Tasmanie, de la Nouvelle-Zélande et des Antilles. La Billardière, Claude Antoine Gaspard Riche (1762-1798) et Étienne Pierre Ventenat (1757-1808) en profitent pour effectuer d’amples collections de spécimens zoologiques, botaniques et géologiques, et décrire les coutumes et les langues des aborigènes d’Australie.

Les guerres révolutionnaires ayant éclaté entre-temps, son vaisseau est capturé par les Hollandais à son arrivée à Java et ses collections envoyées en Grande-Bretagne. Son ancien maître Sir Joseph Banks (1743-1820) intercède en sa faveur et obtient des autorités britanniques qu’elles lui renvoient ses collections.

Houtou de La Billardière revient à Paris en 1796 : il est envoyé en Italie comme membre de la commission des sciences et des arts lors de la campagne d’Italie, à la suite du général Bonaparte, afin d’enrichir les collections des musées nationaux. Il tire un récit de son voyage en Océanie : Relation du voyage à la recherche de La Pérouse (1799) qui deviendra connu dans le monde entier. Il devient membre de l’Académie des sciences le 5 frimaire an IX (26 novembre 1800). De 1804 à 1806, il publie Novae Hollandiae plantarum specimen, une description extensive de la flore d’Australie.

Il s’intéresse également à la qualité de l’indigo et publie une étude relative à la mesure de la couleur de ce colorant : Colorimètre : description d’un colorimètre et du moyen de connaître la qualité relative des indigos (1827). Ami de Louis-Augustin Bosc d’Antic (1759-1828), d’André Michaux (1746-1803), il devint ami et correspondant de Jean-Marie Léon Dufour (1780-1865) et de Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent (1778-1846).

Son œuvre est honorée de plusieurs noms scientifiques, y compris le genre Billardiera et l’espèce de touffe d’herbe Poa labillardieri.

Julien Houtou De la Billardière est mort le 8 janvier 1834, à Paris, il repose dans la 41e division.

Une association australienne ESPERANCE WILDFLOWER SOCIETY (INC)à Espérance western Australia 6450, souhaite rendre hommage à J. Houtou de la Billardière et apposer sur sa tombe une plaque en bronze réalisée par Chris Siemer, un artiste sculpteur originaire d’Espérance.

Il semblerait qu’il n’y ait plus de descendants de notre naturaliste. Il n’en demeure pas moins que la procédure à suivre pour déposer quoi que ce soit sur un monument même abandonné, passe par une autorisation délivrée (ou pas) par la conservation du cimetière...

Sources : Dictionnaire des grands hommes Paris 1836.