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Historiens - Littérateurs - Professeurs

REMOND René (1918-2007)

89eme division
lundi 15 octobre 2007.
 

Historien et professeur

René Rémond, voit le jour le 30 septembre 1918 à Lons-le-Saunier. C’était un historien et politologue français. Il fut professeur des universités à l’institut d’études politiques de Paris, président de l’université Paris-X Nanterre et de la Fondation nationale des sciences politiques, et membre de l’Académie française.

Ses travaux sur l’histoire politique, intellectuelle et religieuse de la France contemporaine, par leur souci d’ouvrir l’histoire politique à la science politique et de dégager les tendances de long terme des courants de pensée et de la vie politique, ont largement contribué au renouvellement du domaine à partir des années 1970. Il a également joué un rôle important dans la constitution en France de l’histoire du temps présent.

Après des études aux lycées Carnot, Condorcet et Louis-le-Grand, il est en juillet 1939 admissible au concours d’entrée à l’École normale supérieure, mais est mobilisé jusqu’en 1941. Il entre finalement à l’École en 1942, participe à la Résistance, et est reçu à l’agrégation d’histoire ; il reste rue d’Ulm en tant qu’agrégé préparateur, ou « caïman ».

Entré à la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC) dans les années 1930, il devient son secrétaire général en 1943. En 1946, il est élu secrétaire général du Centre international de documentation et d’information, créé par la JEC pour asseoir une présence internationale. La même année, il co-fonde avec Pierre Juneau la JEC Internationale (JECI-IYCS) qui joue le rôle de coordination internationale des mouvements JEC.

En 1952, il obtient un doctorat ès lettres avec sa thèse sur les États-Unis devant l’opinion française (1815-1852), dirigée par Charles-Henri Pouthas. Durant la rédaction de sa thèse, il a également préparé ce qui deviendra son ouvrage le plus connu, La Droite en France de 1815 à nos jours, qu’il publie en 1954.

Il est ensuite assistant à l’université de Paris, et devient en 1956 directeur d’études et de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) et maître de conférences, puis professeur des universités à l’institut d’études politiques de Paris.

En 1964, il est nommé à la nouvelle faculté des lettres et sciences humaines de l’université de Paris à Nanterre, où il occupe la première chaire d’« histoire du XXe siècle » créée en France. Il devient doyen de la faculté en 1970, et sera le premier président de la nouvelle université Paris-X Nanterre de 1971 à 1976. Il est premier vice-président de la Conférence des présidents d’université de 1974 à 1976, et directeur de la Revue historique de 1973 à 1998.

Dès cette époque, il intervient fréquemment à la télévision, à la radio et dans la presse pour commenter l’actualité politique, notamment lors des soirées électorales, et siègera dans divers conseils d’administrations d’organismes publics de radiotélédiffusion.

En 1978, il participe à la création de l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP), dont il sera le premier président de 1979 à 1990. Il est également de 1988 à sa mort président du Conseil supérieur des archives.

En 1981, il succède à François Goguel à la présidence de la Fondation nationale des sciences politiques, poste qu’il quitte le 30 janvier 2007 au profit de Jean-Claude Casanova.

Le 18 juin 1998, il est été élu au premier fauteuil de l’Académie française, où il succède à François Furet, élu et mort l’année précédente avant d’avoir siégé ; il devra faire le double éloge de Furet et de son prédécesseur, Michel Debré.

René Rémond est l’auteur de nombreux ouvrages faisant autorité.

Il meurt le samedi 14 avril 2007 à l’âge de quatre-vingt-huit ans, « des suites d’une longue maladie ». Il repose dans la 89e division.

Sources : Wikipédia et divers presse.