Navigation







Révolution et Empire

PERIGNON Dominique de, marquis et maréchal de France (1754-1818)

24ème division (1ere ligne, P, 20)
mercredi 14 septembre 2005.
 

Maréchal de France

LE PREMIER MARECHAL D’EMPIRE

Dominique Pérignon est sans doute le moins connu des maréchaux de l’Empire. Il est né à Grenade, en Haute-Garonne, le 3 mai 1754 dans une famile noble. Son père, Jean-Bernard de Pérignon, est un ancien prévôt de la maréchaussée à Saint-Domingue.

Il effectue des études militaires. Sa carrière commence en 1780 comme sous-lieutenant au bataillon des grenadiers lyonnais. En 1782, il est lieutenant des grenadiers Royaux du Quercy. Déçu par la lenteur de la promotion, il démissionne et se lance dans la politique : en septembre 1791, il est élu député de la Haute-Garonne à l’Assemblée législative. Lors de la déclaration de guerre en septembre 1792, il reprend du service dans la légion des Pyrénées avec le grade de lieutenant-colonel. En 1793, il est nommé général de brigade, puis, général de division.

Ces grades sont dûment confirmés en 1794. Il se distingue lors de la prise du Boulou, puis à la Junquera, le 7 juin 1794, ainqi qu’à la bataille de la Sierra Negra. A la mort du général Dugommier, Pérignon le remplace à la tête de l’armée des Pyrénées -Orientales.

Il est ensuite élu au conseil des Cinq-Cents. C’est grâce à ses victoires que l’Espagne est contrante à signer la paix. En récompense, en 1797, il est nommé ambassadeur en Espagne et en mai 1799, placé à la tête de l’armée de Ligurie. A la bataille de Novi, le 15 août 1799, il est grièvement blessé et fait prisonnier. Il ne rentre en France qu’au mois de Juin 1800. Il est nommé sénateur en avril 1801, vice-président du Sénat en octobre 1802, puis est promu maréchal d’Empire le 19 mai 1804.

C’est Pérignon qui tient le sceptre de Charlemagne lors de la cérémonie du sacre. Il devient gouverneur de Parme et de Plaisance en 1806, comte de l’Empire en 1808 et gouverneur de Naples.

En 1814, il se rallie à Louis XVIII qui lui confère le titre de président de la commission de l’examen des titres des anciens officiers. Il est pair de France la même année et gouverneur de la 10eme division militaire. Il tente de soulever le Midi pendant les Cent-Jours, contre Napoléon qui le radie alors de la liste des maréchaux.

Après la seconde abdication, le Roi louis XVIII lui restitue la dignité de maréchal de France, et le fait marquis et Pair de France. Il meurt de maladie à Paris le 25 décembre 1818.