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Dans la droite ligne des autres articles de cette rubrique... Indignation et colère, quelles sanctions, quelles mesures peuvent être prises pour mettre un terme à cette honteuse accumulation ?

Profanation du cimetière du HAVRE

vendredi 17 août 2007.
 

Le cimetière du Havre à son tour...

180 tombes abîmées dans le cimetière du Havre Après un cimetière de Lille le 31 mars et celui de Notre-Dame-de Lorette près d’Arras jeudi dernier, c’est Le Havre qui est touché. 180 tombes ont été saccagées dans la nuit de samedi à dimanche. Des tombes juives pour un quart d’entre elles. Les cinq jeunes pris en flagrant délit samedi soir ont été mis en examen lundi après-midi pour "dégradations en réunion" et "profanation de sépultures". Dans l’affaire du cimetière militaire d’Arras, trois jeunes gens de 16 à 22 ans ont été arrêtés.

Presque 200 sépultures détruites

Sur les 180 tombes saccagées, un quart appartiendrait à des juifs. Le cimetière du Havre a été visité par cinq jeunes gens dans la nuit de samedi à dimanche ce week- end. Les cinq jeunes pris en flagrant délit samedi soir ont été mis en examen lundi après-midi pour "dégradations en réunion" et "profanation de sépultures", a-t-on appris de source judiciaire. Les cinq jeunes, quatre mineurs âgés de 17 ans et une fille âgée de 21 ans, avaient été placés en garde à vue dans la nuit de samedi à dimanche au commissariat du Havre.

Le président du consistoire juif de la ville, Victor Elgressy raconte que les vandales se sont d’abord attaqués à une quarantaine de tombes du carré juif. Coix gammées et croix celtiques dessinées à la peinture noire, croix, stèles, pierre tombales cassées... Des tombes chrétiennes ont également été visées. L’intervention d’un riverain a permis d’arrêter les malfaiteurs. Il a alerté la police de bruits et "choses anormales" dans le cimetière. Les policiers sont alors intervenus et ont interpellé les cinq jeunes sur les lieux.

A Arras, des excuses avant le procès

Jeudi dernier, on découvrait 52 tombes abîmées dans le cimetière militaire près d’Arras, l’un des plus grands cimetières militaires de France. Dès le lendemain plusieurs personnes avaient été interpellées, lundi (23 avril), trois étaient accusées de dégradations graves, commises en réunion et à raison de la race et de la religion". Ils ont été écroués dimanche. Agés de 16 à 22 ans, ils s’en étaient pris à des tombes du carré musulman. Ils ont été retrouvés grâce au témoignage d’un passant qui avait repéré leur voiture dans les parages jeudi soir. Dans le coffre, on a retrouvé la peinture utilisées pour peindre des inscriptions racistes.

"Les auteurs présumés des faits ont été animés par une conviction assez confuse, une idéologie nazie ou néo-nazie et skinhead. "L’un d’eux a déclaré que Hitler était son idole", a expliqué le procureur Jean-Pierre Valensi. sur le site de leur avocat Maître David Lefranc, des lettres signées de leur main présentent des excuses à la communauté musulmanes de France. Ecrites dimanche dans une orthographe très approximative, on peut y lire "je soussigné (....) présente mes excuses à l’ensemble de la communauté musulmane qui a été légitimement offensée par des actes dont j’ai pris conscience de l’extrême gravité. Aujourd’hui, je regrette absolument mon geste". L’un d’eux ajoute : "je regrette en particulier d’avoir porté atteinte à la mémoire de soldats morts pour la France".

Ceux de 22 ans devaient être jugés mercredi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel d’Arras. Le plus jeune, également mis en examen et écroué dimanche, doit comparaître devant un juge des enfants en mai. S’ils sont reconnus coupables d’avoir couvert d’inscription nazies ces tombes, ils encourent cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

C.S-L

Sources : RTL