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Seconde Guerre Mondiale - Résistance

THIMBAUD Jean-Pierre (1904-1941)

97eme division (1ere ligne)
dimanche 22 juillet 2007.
 

Syndicaliste et résistant

Jean-Pierre Thimbaud voit le jour le 20 septembre 1904 à Bossavy de Payzac dont sa mère était originaire, Jean-Pierre Timbaud est le secrétaire de la CGT des métallurgistes parisiens. À ce titre, il lutte activement durant les grandes grèves des années qui précèdent le Front populaire.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint la Résistance et organise les comités syndicaux clandestins. Le 20 octobre 1941, le Feldkommandant Karl Hotz, commandant les troupes d’occupation de la Loire-Inférieure, est tué à Nantes dans un attentat.

En guise de représailles, les Allemands décident de fusiller le 22 octobre 27 otages communistes du camp de Châteaubriant. Les « 27 de Châteaubriant » font preuve d’une grande dignité. Guy Môquet est le plus jeune d’entre eux. Il n’a que dix-sept ans et refuse que ses camarades intercèdent en sa faveur. "Je suis communiste autant que toi", déclare-t-il au dentiste Ténine.

On raconte que Jean-Pierre Timbaud est mort en criant : "Vive le Parti communiste allemand". Léon Blum, lors du procès de Riom, dit qu’il chantait La Marseillaise.

Mais en tout cas, il mourut sous les balles. Un des autres fusillés les plus connus est Charles Michels, qui était alors député communiste du 15ème arrondissement de Paris.

***

Lettre d’adieu à sa femme et à sa fille

quelques heures avant d’être fusillé

« Toute ma vie jais combattue pour une humanité mailleure jais le grandes confiance que vous verait realise mon rêve ma mort aura servie a quelque choses mai dernière pensée serront tout d abord a vous deux mes deux amours de ma vie et puis au grand ideau de ma vie. Au revoire me deux chere amours de ma vi du courage vous me le juré vive la France vive le proletariat international. »

Ces quelques lignes émouvantes sont transcrites telles quelles, avec les fautes, qui nous rappelent que le militant syndicaliste n’eut pratiquement pas d’éducation scolaire, en ce temps là, on devenait un homme par le travail à des âges ou les gamins d’aujourd’hui jouent encore à des jeux de leur enfance...

Sources : Histoire de la Résistance, Messidor, Paris, et divers