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Seconde Guerre Mondiale - Résistance

SAMPAIX Lucien (1899-1941)

97eme division (1ere ligne)
dimanche 22 juillet 2007.
 

Militant et résistant

Lucien Sampaix voit le jour à Sedan en 1899, cinquième enfant sur sept d’un ouvrier tisseur militant syndicaliste. A douze ans, Lucien rentre à l’usine, comme apprenti mécanicien - ajusteur.

Son adolescence est marquée par la Première Guerre mondiale. Lucien alors âgé de quinze ans, fuit Sedan avec les siens vers la Marne où il trouve du travail chez un exploitant agricole.

En 1917, à sa majorité, il est incorporé a Metz, dans les services infirmiers.

Après la guerre, en 1921 il exerce le métier de mécanicien ajusteur dans une usine de métiers à tisser. Membre du syndicat unitaire des métaux il milite avec énergie pour organiser les syndicats dans la région sedannaise. Il est élu secrétaire du syndicat des métaux en 1923. C’est cette année, au mois de juin qu’il adhère au Parti communiste français.

Lucien Sampaix participe alors à de nombreux combats sociaux, ceux des ouvriers, mais également contre l’occupation de la Ruhr en 1923, contre la guerre du Maroc en 1925.

Lucien collabore activement à l’Exploité de Reims, hebdomadaire de la région communiste du Nord-Est (Marne, Ardennes, Aisne). Il participe par ses articles au succès local de ce journal. La vente de l’Exploité passe à Sedan de 200 à 800 exemplaires par semaine.

Il devient à 30 ans secrétaire de la Région du Nord-Est du Parti communiste, et en 1930 s’établit à Reims avec sa famille.

Ses articles en faveur des "mutins de Calvi" lui attirent la suspicion du gouvernement et il est arrêté le 3 novembre 1931 à Charleville et transféré à la prison de Reims. Lucien Sampaix condamné à trois ans de prison, sera transféré de Reims à la Santé, puis à Clairvaux. Après neuf mois de détention, il est libéré par l’amnistie présidentielle.

En 1932, Lucien Sampaix maintenant journaliste expérimenté part vers Paris où il entre à la rédaction de l’Humanité. C’est là que Sampaix, comme rédacteur de l’information politique, cotoît Louis Aragon, Marcel Cachin à la direction du journal, et le rédacteur en chef, Paul Vaillant-Couturier.

Quatre ans plus tard, en 1936, il est nommé au poste de secrétaire général de L’Humanité, sous la direction de Marcel Cachin et de Paul Vaillant-Couturier.

Traumatisé par les manifestations fasciste du 6 février 1934, il participe activement à la riposte ouvrière du 9 février 1934, et la grève générale du 12, le Pacte d’unité d’action Socialiste-Communiste de juillet 1934, la réunification syndicale et la constitution du Front Populaire. Inlassablement il appelle l’union contre la peste fasciste.

Après de nombreux jugements et de nombreux passages en prison, il est jugé par la section spéciale en 1941 où il ne sera pas condamné à mort comme le demandaient les Allemands mais il sera condamné aux travaux forcés à perpétuité uniquement pour ces idées politiques.

Il tombera sous les balles nazies 3 mois plus tard. Une vie toute droite pour la justice, la liberté et la paix. Une vraie vie, si courte, mais déjà si bien remplie car Lucien avait fait sienne cette pensée de Victor Hugo :

" ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent."

Crédit photo : R.Forrestier (APPL 2006)

Portrait de Lucien Sampaix : PCF/l’Humanité

Sources : Histoire de la Résistance et divers.

***

" Et s’il était à refaire

Je referais ce chemin

La voix qui monte des fers

Parle aux hommes de demain. "

ARAGON