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Révolution et Empire

MASSENA André, maréchal de France (1758-1817)

28ème division (1ere ligne, O, 33)
mardi 13 septembre 2005.
 

Maréchal de France

L’ENFANT CHERI DE LA VICTOIRE

André Masséna est né le 8 mai 1758 à Nice. Il est l’exemple parfait d’une élévation sociale due au mérite.

Son père, ancien soldat, est d’origine modeste, boutiquier ou vigneron selon les sources,. Orphelin à treize ans et complètement analphabète, André Masséna s’engage comme mousse sur un navire marchand commandé par un de ses oncles. Il navigue pendant quelques années. Il s’engage à dix sept ans au Royal-Italien. Il y apprend à lire et à écrire. Il devient rapidement sergent. A l’aube de la Révolution, il est adjudant. Licencié, il se retire alors à Antibes où il devient épicier.

L’époque exige de l’audace et de la bravoure, Masséna va vite montrer qu’il en a à revendre. Il s’engage en septembre 1791 au 2ème bataillon des volontaires du Var, où son expérience lui vaut d’être nommé lieutenant-colonel quelques mois plus tard. A compter de cet instant, son ascension va être foudroyante. En août 1793, il est déjà général de brigade. En décembre, il participe au siège de Toulon où s’illustre le jeune Bonaparte. Masséna est nommé divisionnaire le jour où le futur Empereur reçoit ses étoiles de général de brigade. Masséna rejoint ensuite l’armée d’Italie où il se distingue à Louano, démontrant alors ses qualités de stratège. On le place sous les ordres de Bonaparte, alors qu’il est plus âgé que lui, ce qui contrarie le futur maréchal. Mais cette situation va exacerber sa bravoure et ses qualités de tacticien..

Il se distingue à Lodi, à Lonato où il inflige une sévère défaite aux autrichiens. Il est à Arcole, Rivoli dont il portera le titre de duc plus tard. C’est après cette bataille que Bonaparte lui décerne le surnom d’Enfant chéri de la victoire.

Le Directoire lui confie le commandement des troupes d’occupation des Etats Pontificaux. D’une cupidité maladive, un incident grave, la mutinerie des ses troupes non payées, jette le discrédit sur lui : il aurait dilapidé la solde. Toute sa carrière, il aura un comportement peu reluisant.

En 1798, il prend le commandement de l’armée d’Helvétie où il bat la coalition Austro Russe. Moins heureux en Italie, il se fait enfermer dans Gênes qui soutient un siège effroyable. Il en sort avec les honneurs de la guerre. La seule blessure qu’il reçoit, c’est à la chasse suite à une maladresse de Berthier. Une chute de cheval la veille de Wagram l’oblige à assurer son commandement à bord d’une calèche.Il prend une part active pendant la campagne de 1809 à Eckmühl, à Ebensberg, à Essling. A Wagram il défend le village d’Aspern. A Znaïm, l’appui qu’il apporte à Marmont lui vaut le titre de prince d’Essling.

Après la campagne d’Espagne et du Portugal, il est rappelé à Paris en disgrâce. Il ne participera plus à aucune campagne. Il meurt le 4 avril 1817 à Paris.