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Révolution et Empire

CAULAINCOURT Armand Augustin Louis, marquis de (1772-1827)

29ème division
mardi 13 septembre 2005.
 

Grand écuyer de l’Empereur

Militaire et diplomate, c’est l’une des grandes figures de l’Empire. Né en 1772, il entre à quinze ans au régiment du Royal Etranger. Il est ensuite aide de camp de son père en 1791. Quittant l’armée en même temps que ce dernier suite au décrêt de 1791 interdisant aux nobles les armées, il s’engage comme volontaire à Paris comme plusieurs de ses condisciples, passe dans la cavalerie, puis est nommé capitaine en 1795 grâce au général Hoche. Talleyrand le prend sous sa protection et il entre ainsi dans la carrière diplomatique. Il effectue des missions à Venise et Constantinople, puis, il fait la campagne du Rhin, il se distingue à Stockach en 1800.

Bonaparte le choisit en 1801 pour aller complimenter le tsar Alexandre Ier pour son avènement. Il gagne l’estime du souverain russe et voyage quelques mois en Russie. A son retour, Bonaparte le prend comme aide de camp. C’est la que ce place un évènement qui allait le marquer toute sa vie : il est envoyé dans le Grand-duché de Bade en 1804 pour intercepter et arrêter des conspirateurs. Cette mission coîncida malheureusement avec l’arrestation et l’enlèvement du duc d’Enghien. On l’accusa d’avoir participé à cet acte aussi discutable qu’odieux au regard du droit. Il se défendit toute sa vie durant d’avoir trempé dans cette affaire.

Il est nommé Grand ecuyer en 1804 et général de division en 1805. De 1807 à 1812, en tant qu’ambassadeur et ministre ambassadeur en Russie, il tente d’éviter la rupture entre les deux Empereurs, mais le tsar Alexandre le manipule. Il est chargé par Napoléon de négocier son mariage avec la soeur du tsar, la Grande-duchesse Anne, mais c’est un échec. Il demande son rappel à Paris où il est duc de Vicence en 1808. Il participe à la campagne de Russie, mais rentre à Paris dans la voiture de l’Empereur. Il est nommé Grand maréchal en 1813, puis devient peu aprés ministre des Affaires-étrangères. C’est lui qui apporte en 1814, l’abdication de Napoléon en compagnie des maréchaux Ney et Macdonald au tsar Alexandre. il plaide la cause du Roi de Rome, mais sans succès. Il retrouve son portefeuille des Affaires étrangères pendant les Cent-Jours.

A la restauration, figurant sur la liste des exilés, c’est grâce au tsar qu’il en est rayé. Il se retire alors dans sa famille et écrit ses Mémoires qui ne furent publiées qu’en 1933. Il meurt en 1827. Dans son testament, le Grand-ecuyer dit ces quelques mots " On ne ment pas à Dieu en présence de la mort. Je jure que je n’ai été pour rien dans l’arrestation du duc d’Enghien."

Régis D.F