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Révolution - 1er Empire - Restauration - Monarchie de juillet

MERMET Joseph Julien, général vicomte de (1772-1837)

36eme division (1ere ligne, M, 35)
dimanche 29 avril 2007.
 

Général de division

Julien Auguste Joseph Mermet, est né au Quesnoy (Nord) le 9 mai 1772.

Il est fils du chef de brigade Albert Mermet, qui est tué le 29 fructidor an II, au combat de Freligne.

Le 10 mai 1788, il entre dans la cavalerie, où il sert jusqu’en 1791, époque à laquelle il quitte la France pour faire la campagne des Antilles dans le 39e régiment. De retour dans sa patrie, il est nommé chef d’escadron au 7° régiment de hussards le 22 brumaire an II, devient colonel du 10e un mois après, puis général de brigade le 28 brumaire an III.

Le pacificateur de la Vendée, Hoche, dont il est le chef d’état-major, lui prodigue les témoignages les plus éclatants de son estime et de son amitié.

En l’an VIII, ayant passé à l’armée d’Italie, le général Mermet combat avec distinction sur la rive gauche de la Stura, est blessé à l’affaire de Molino, se signale de nouveau au village de Vallégio, est nommé le 23 vendémiaire an XII membre de la Légion-d’Honneur, commandeur de cet Ordre le 25 prairial de la même année, et attaché à l’arrondissement électoral de Nîmes.

Devenu général de division le 12 pluviôse an XIII, l’Empereur lui confère le titre de baron en 1809, et lui donne l’ordre de se rendre en Espagne, où il se fait particulièrement remarquer à l’attaque de Villaboa. Après avoir battu les Anglais au village d’Elvina, on le voit déployer la même valeur au siège de Ciudad-Rodrigo, dont la capitulation a lieu le 10 juin 1810.

Commandant de la cavalerie de l’armée de Portugal en 1813, le général Mermet soutient, en 1814, sa réputation de bravoure à l’affaire du Mincio, est nommé, au retour des Bourbons, inspecteur général de cavalerie dans les 6e, 1e et 19e divisions militaires, chevalier de Saint-Louis le 27 juin 1814, enfin grand officier de la Légion-d’Honneur le 23 août de la même année.

Il est à Lons-le-Saunier le 13 mars 1815, lorsque le maréchal Ney le charge de se rendre à Besançon pour en prendre le commandement au nom de Louis XVIII.

Le 14, au moment de partir pour sa destination, le maréchal le fait prévenir qu’il a d’autres ordres à lui donner, et lui enjoint le même jour d’aller à Besançon pour y commander au nom de l’Empereur. Il lui ordonne ensuite de garder les arrêts, parce qu’il a refusé d’obéir à cette injonction.

Le général était grand-officier de la Légion d’Honneur, commandeur de l’ordre royal et militaire de Saint Louis, chevalier de l’ordre Impérial de la Couronne de fer, Grand dignitaire de l’ordre des Deux-Siciles ;

Lors de la seconde Restauration, le général Mermet est rappelé aux fonctions d’inspecteur général de la cavalerie, devient gentilhomme du Roi en 1821, aide-de-camp de Charles X en 1826, et meurt le 28 octobre 1837, à l’âge de 65 ans.reposent dans la même sépulture dans la 36e division : son épouse née madeleine Boissier, décedée en 1849,le baron Antoine Mermet, décédé en 1848, lieutenant-colonel au 9e cuirassiers, et le baron Auguste François Mermet (1810-1889), compositeur de musique.

Sources : Charles Mulliè, Biographies des Gloires militaires de la France, Paris, 1852, et divers.