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Révolution - 1er Empire

MALUS Etienne Louis (1775-1812)

10eme division (6eme ligne, AA, 29)
dimanche 29 avril 2007.
 

Physicien, major du génie

Étienne Louis Malus voit le jour le 23 juillet 1775. C’est un ingénieur, physicien et mathématicien français.

Étienne Louis Malus naquit à Paris. Il entra à l’École du génie de Mézières dont il fut renvoyé comme suspect en 1793. Il fut ensuite envoyé à Dunkerque où un ingénieur des ponts et chaussées le remarqua et l’envoya à l’École Polytechnique (Promotion X de 1795). Il fut affecté au génie et participa de 1798 à 1801, à l’expédition en Égypte de Bonaparte.

Il devint d’ailleurs membre de l’Institut d’Égypte. Après son retour, il resta dans le génie et devint major en 1810. Cette même année, Malus devint membre de l’Académie des sciences. Il fut également vers la fin de sa vie examinateur au concours d’entrée à l’École Polytechnique puis directeur des études (vers 1811).

Ses travaux mathématiques sont presque entièrement liés à l’étude de la lumière. Il étudia des systèmes géométriques appelés systèmes de raies (ray systems), assez proches des travaux géométriques de Julius Plücker. Il mena des expériences afin de vérifier les théories énoncées par Huygens sur la nature de la lumière et réécrivit celles-ci sous une forme plus analytique (Traité d’optique analytique) en 1807.

Sa découverte de la polarisation de la lumière par réflexion fut publiée en 1809 et sa théorie de la double réfraction de la lumière (Théorie de la double réfraction de la lumière dans les substances cristallines) dans un cristal le fut en 1810 et lui vaut le prix de l’Académie des Sciences ainsi que la médaille Rumford de la Royal Society.

Sa découverte la plus célèbre est probablement la loi de Malus, qui donne l’intensité I, après passage dans un polariseur d’un faisceau lumineux d’intensité incidente I0.

Etienne Louis Malus était chevalier de l’Empire, membre de la Légion d’Honneur. Il est décédé le 24 février 1812 à Paris. Il repose avec son épouse née Wihlelmine Louise Koch (1771-1813) dans une concession achetée par Gay-Lussac, membre de l’Institut, et le monument élevé par Louise Koch, soeur de Mme Malus et belle-soeur du physicien. Ils reposent dans la 10e division.

Sources : Les Gloires Militaires de la France, Charles Mulliè, Paris, 1851.